Jacques-Philipp...'s profile๑۩۩۞ LA MUSIQUE SANS CON...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    May 27

    Da Vinci Code

     

    Un éminent spécialiste de symbologie de Harvard est convoqué au Louvre pour examiner une série de pictogrammes en rapport avec l'œuvre de Vinci. En déchiffrant le code, il met au jour l'un des plus grands mystères de notre temps... et devient un homme traqué.

     

     

    Da Vinci Code est un livre envoûtant, idéal pour les passionnés d’histoire, les amateurs de conspirations, les mordus du mystère, pour tous ceux qui aiment les grands récits que l’on ne parvient pas à lâcher.

     

    Avant d'être un auteur à succès, Dan Brown était professeur d'anglais et historien d'art. L'étude des codes secrets l'a toujours passionné. Il vit en Nouvelle Angleterre. Da Vinci Code, son quatrième roman, a été vendu à plus de quatre millions d'exemplaires et traduit dans trente-cinq pays. 

     

    January 11

    Rock'n'Roll la discothèque idéale

    En assemblant ce qui constitue selon lui la discothèque idéale, le critique rock Philippe Manoeuvre s’est livré à un exercice périlleux... Férocement subjective, cette sélection se lit autant qu’elle se regarde (les reproductions des pochettes ormat vinyle sur papier grainé sont une merveille). On s’amusera à traquer les absents, on s’amusera des partis pris et de l’enthousiasme intact de l’auteur, mais surtout, on en profitera pour replonger tête baissée dans sa propre collection de disques.
    January 09

    Histoire, cultures et pratiquants par Fabien Hein

    Interview de Fabien Hein, auteur d’un essai sur le metal. Ce dernier achève un doctorat de sociologie et collabore à plusieurs fanzines.

     

     

    Depuis le milieu des années 90, la tendance s’oriente vers un metal beaucoup plus sombre. As-tu une explication ?

     

    Fabien Hein : Cette tendance est indissociable de l’histoire du métal. Mais tu peux la retrouver dans la musique classique, la peinture, le cinéma, la littérature. L’Art en général est traversé par se penchant. L’amateur de metal est attiré, c’est vrai, par le côté sombre de cette musique ; ce qui n’en fait pas un être dépressif pour autant. L’émotion est déterminante dans la pratique culturelle et artistique, elle en est le moteur. L’émotion nous permet de nous sentir vivants. Mais le recours à une thématique sombre peut aussi être un moyen de conjurer la mort, pour la dédramatiser et mieux accepter notre condition humaine.

     

    Certains adolescents sont très soucieux de leur look. Cela ne reflète-t-il pas une crise de la personnalité ?

     

    Fabien Hein : Je ne pense pas qu’il faille analyser ce phénomène en terme de crise. Les amateurs de metal au sens large, apprécient d’afficher leur couleur musicale. C’est ce que j’appelle métaliser sa vie. Montrer son attachement à la musique, c’est s’emparer des attributs propres à ses groupes favoris ou à son genre musical de prédilection. Cela permet à la fois de se distinguer, tout en se rattachant à un clan. Cet affichage ostentatoire maintient les profanes à distance et facilite les rapports entre individus ayant les mêmes goûts musicaux. Le tatouage et le piercing s’inscrivent eux aussi dans cette logique.

     

    Le metal est totalement incompris par le grand public en France, Pour quelles raisons ?

     

    Fabien Hein : Si le grand public représente la masse des individus regardant les télé en prime time, il est hélas une victime consentante des médias. Ces derniers sont soucieux de proposer avant tout du spectaculaire. Lorsqu’ils s’intéressent au sujet, ils ne vont pas tenir un discours nuancé sur l’amour qu’entretient l’amateur de metal avec sa musique, sur le plaisir qu’il en retire, sur la construction identitaire et le lien social qu’il favorise. En le présentant sous un angle grossier, voire diffamant, on affaiblit mécaniquement la valeur sociale et culturelle de ce genre musical. On dévalorise la réalité des amateurs et des pratiquants du metal. La recherche scientifique que j’ai mené sur eux va totalement à l’encontre des stéréotypes habituels. Ils se révèlent fortement diplômés, bien insérés professionnellement et appartiennent pour l’essentiel aux classes moyennes.

     

    Quelles ont été tes motivations pour écrire ce bouquin ?

     

    Fabien Hein : J’écoute du metal depuis de très nombreuses années. Par ailleurs, je suis sociologue. J4ai trouvé enthousiasment de combiner les deux domaines, d’autant que ce type d’ouvrage n’existait pas en langue française.

     

    Lors d’une émission télévisée de sinistre mémoire, un journaliste a parlé d’une sous-culture metal. Que lui répondrais-tu ?

     

    Fabien Hein : Que si l’on considère la culture comme un ensemble de codes partagés par un groupe particulier, alors une vraie culture metal existe bel et bien. Mais il ne faut pas être réducteur non plus. L’amateur de metal s’inscrit dans une pluralité d’espaces sociaux (familiaux, scolaires, professionnels). Son identité n’est jamais exclusivement metal. Parler d’une sous-culture contribue encore à dévaloriser cette musique par rapport à d’autres formes de culturelles prétendument légitimes. Au nom de quoi ? Cela dit, la fragmentation du metal est telle qu’il est probablement plus juste de l’évoquer en terme de multiplicité. Il existerait sans doute actuellement plusieurs cultures metal, chacune ayant ses propres codes.

     

    Propos recueillis par le magazine Rock Hard – cf n°31 de mars 2004