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    February 10

    Guns'N'Roses - Biographie

    Groupe phare du début des années 90, les Guns ont cultivé tous les côtés excessifs du hard rock, tout en connaissant un des plus grand succès du genre, artistiquement et commercialement. Itinéraire d’un parcours chaotique.

     

    C’est en 1984 qu’Axl Rose (selon une légende, ce pseudonyme est un anagramme de "oral sex"), subsistant comme un clochard depuis 5 ans à Los Angeles, retrouve un vieil ami guitariste originaire de son Indiana natal, Izzy Stradlin. Avec Tracii Guns et Rob Gardner, ils fondent le groupe Hollywood Rose Ils se séparent rapidement, Axl rejoignant pour un temps Tracii Guns dans son nouveau groupe, les L.A. Guns avant de se décider à revenir pour ressusciter Hollywood Rose. Après avoir recruté le batteur Steven Adler, le bassiste Duff McKagan et un autre guitariste très doué en la personne de Slash (lui même ancien postulant malchanceux car trop "bluesy", pour les L.A. Guns), le groupe ainsi réaménagé prend le nom de Guns’n Roses, en hommage à leurs groupes d’origines.

    Les débuts furent plutôt difficiles, malgré des tournées incessantes et un bon accueil des critiques pour leurs premiers albums Appetite for destructionen 1988 et G’n R lies l’année suivante, mais ce n’est que lorsque MTV commença à matraquer les chansons "Welcome to the Jungle" et "Sweet child o’mine" que les Guns’n roses explosèrent littéralement, devenant le groupe ultime de la fin des années 80. Même si ce premier album n’était pas fondamentalement différent de ce à quoi on était habitué avec la scène de Los Angeles (Mötley Crüe, Poison, Cinderella,...), la qualité des compositions, le talent des musiciens, l’allure de Slash (chapeau haut-de-forme, yeux dissimulés sous les cheveux et éternel clope au bec), et l’attrait indéniable du duo qu’il formait avec Axl (rappelant les légendes du rock "dépravé" du style Jagger/Richards ou Tyler/Perry) les plaçaient bien au dessus des autres. L’agressivité de leur musique se doublait parfois d’une sérieuse polémique au niveau du fond, notamment les propos ouvertement homophobes de "One in a million".

    Mais avec le succès foudroyant arrivèrent tous les excès qui l’accompagnent : pour ces cinq bouseux issus de la province, la vie trépidante de L.A. allait presque être fatale. A l’exception notable d’Axl, leurs abus en tous genre (alcool, drogues, femmes,...) finirent par atteindre des proportions hallucinantes, tandis qu’ils multipliaient les provocations et les actes de vandalisme (ce qui leur valut rapidement d’être plus présents sur le front des feuilles de chou à scandales que sur celui des revues musicales). Axl, moins porté sur l’auto-destruction, n’en était pas moins d’un caractère extrêmement difficile pour ses amis. Imprévisible et dictatorial, il mettait les nerfs des membres du groupe à rude épreuve. Il arrivait que les concerts soient de véritables catastrophes (Axl refusant de monter sur scène à l’heure pour d’obscures raisons, ou l’un des membres étant hors d’état physiquement de jouer), ou se terminent en émeutes (ce fut le cas à Saint-Louis). Ses mariages avec Erin Everly, puis le mannequin Stéphanie Seymour furent d’autres catastrophes, mais alimentèrent à nouveau une certaine presse. Finalement, une psychothérapie lui permit de découvrir que ses terribles crises de rage provenaient d’un viol qu’il avait subi à l’âge de deux ans par son père biologique.

    Après avoir viré Steve Adler, remplacé par Matt Sorum, et recruté Dizzy Reed aux claviers, les Guns’n roses ralentirent légèrement leurs excès en tout genre, et sortirent le même jour, en 1991, deux albums Use your illusion I & II. Ces albums, globalement moins hargneux, n’en demeurent pas moins des chefs d’œuvres complets. On y retrouve notamment la reprise de Bob Dylan, "Knockin’ on heaven’s door", utilisée pour le film "Days of Thunder", le puissant "You could be mine", popularisé par "Terminator 2", mais aussi des compositions beaucoup plus travaillées, comme "Civil war" ou les deux superbes balades "Don’t cry" et surtout, "November rain". Etant parvenues à éviter la mièvrerie habituelle des slows de Bon jovi ou Poison, ces deux chansons font sans doute partie des plus grands morceaux "calmes" jamais composées par un groupe estampillé hard.

    Malgré ce succès mondial, l’étoile du groupe pâlissait déjà. Nirvana allait bientôt faire une entrée en scène fracassante avec Nevermind, et les groupes à frasques et aux clips mégalomanes des années 80 ne tarderaient pas à se retrouver au chômage. D’autre part, le groupe commençait à se disloquer : Izzy Stradlin, en période de probation pour avoir uriné, complètement défoncé, dans le compartiment 1e classe d’un avion, préféra quitter le groupe plutôt que de risquer de se retrouver à nouveau plongé dans les ennuis à cause du style de vie propre au groupe (il a depuis, malgré un bref retour au sein de groupe en 95, entamé une carrière solo plutôt réussie dans une veine plutôt folk/rock). Une valse de guitaristes allait prendre sa suite (dont Zakk Wylde) mais tous n’allaient faire qu’un bref passage au sein du groupe, avant de quitter le navire pour incompatibilité d’humeur avec Axl Rose. Quand à Slash, à présent reconnu à sa juste valeur dans le milieu musical, ses diverses collaborations (Bob Dylan, Michael Jackson) et son projet solo, Snakepit, lui prenaient de plus en plus de temps.

    En 1993 sortit The Spagetthi incident ?, un album de reprises d’anciens groupes punk et hard rock. Cette tentative, techniquement réussie mais vaine, de vouloir coller à la mode, ne rencontra guère d’échos. En 1994 enfin, le groupe sortit une reprise très correcte du "Sympathy for the Devil" des Rolling Stones pour la B.O. du film "Entretien avec un vampire".

    Les changements continuels de line-up, le caractère de plus en plus insupportable d’Axl Rose, allaient précipiter la fin du groupe. On ne saura sans doute démêler l’imbroglio juridique des années 94-96, mais actuellement, Axl Rose détient les droits d’utilisation du nom "Guns’n roses" et est par ailleurs le seul membre originel du groupe. Vivant en reclus sur les hauteurs de Los Angeles, il travaille depuis bientôt 8 ans à la sortie du nouvel album des Guns, le très attendu Chinese democracy sans cesse repoussé. Selon ses termes, il sera très différent de ce à quoi on pouvait être habitué. Alors, le mythe va-t-il revivre ? Rien n’est moins sûr...

    February 07

    A perfect circle

    A Perfect Circle n’est pas un projet parallèle

    A Perfect Circle n’est pas un passe-temps pour ceux qui s’y impliquent.

     

    A Perfect Circle ne représente pas la fin de quoi que ce soit.

    A Perfect Circle ne représente pas le commencement de quoi que ce soit.

     

    A Perfect Circle n’est pas une religion.

    A Perfect Circle n’est pas un mouvement politique.

     

    A Perfect Circle est la continuité et la promotion de beaucoup d’idées musicales extraordinaires.

     

    A Perfect Circle est basé à Los Angeles, formée à la fin de la dernière décennie par les individus libres pensants, chacun cherchant activement à se défier eux-mêmes et leurs auditeurs par une musique intense et provocatrice. Mer de noms est le premier album d’A Perfect Circle, une collection remarquable de musique créativement moderne et ne pouvant être classée.

     

    Le chanteur Maynard James Keenan (également chanteur de Tool) est la voix et l’âme d’A Perfect Circle. Sur douze nouvelles chansons Maynard fournit une imposante et pourtant vulnérable présence, contrastes et inattendus par rapport à ses efforts précédents.

     

    Billy Howerdel, le guitariste, l’auteur et le producteur du groupe (qui a précédemment travaillé avec Tool, les smashing Pumpkins, David Bowie, Nine Inch Nails…) est le cœur d’A Perfect Circle. Howerdel combine habilement l’instinct vif avec le talent cru pour créer des passages mystérieux, beaux et puissants.

     

    A Perfect Cicle c’est cinq musiciens opérant au-delà de toutes limites. A Perfect Circle n’est limité par aucunes frontières, réels ou imaginaires. Mer de noms est le reflet de nous-même, toutefois A Perfect Circle n’est pas pour tout le monde.

     

    A Perfect Circle ne peur être expliqué ou décrit avec aucun mot.

    A Perfect Circle représente des moments d’inspiration, d’expression et de passion.

     

    Tel est A Perfect Circle.

     

    January 19

    The Doors - Biographie

    En à peine cinq ans d'existence, The Doors est devenu l'un des groupes les plus emblématiques de l'histoire du rock !

     

    C'est à UCLA à Los Angeles que les 2 principaux membres du futur groupe Jim Morrison et Ray Manzarek vont se rencontrer. A Venice Beach, Morrison lui parle des chansons qui se jouent dans sa tête, et lui récite "Moonlight Drive". Ray tombe sous le charme du poète et l'intègre à son groupe de blues "Rick and the Ravens". En 1965 le groupe va sortir un 6 titres contenant "Break on trough", "Moonlight Drive" et "Summers Almost Gone". Mais les membres du groupe de Ray ne supportent plus Jim et quittent les 2 hommes.

     

    La formation des Doors naîtra alors après les arrivées de John Densmore (batterie) et Robbie Krieger (guitare). Morrison a choisi le nom en s'inspirant du poète Aldous Huxley, "Les Portes de la perception" (le titre venant d’un poème de William Blake). Les sons de basse sont assurés par Manzarek sur un deuxième clavier. Après avoir joué dans des clubs, ils finissent par signer chez "Elektra Records" et sortent ,en 1967, leur premier album "The Doors" contenant notamment "Light My Fire" qui devient quelques mois plus tard premier des charts américains. D'autres perles illuminent ce qui est l'un des meilleurs premiers albums de l'histoire du rock: The End, Crystal Ship, Soul Kitchen, Break On Through. Puis suivra la même année l'album "Strange Days".

     

    Les Doors sont reconnus dans le monde et Jim affirme son image d’idole du rock : il devient le Lezard King. Mais c’est sur scène qu’il enflamme les foules, souvent sous amphétamines, il devient provocateur et insultant. Fin 1967, il est la première star à se faire arrêter sur scène pour attentat à la pudeur et trouble de l’ordre public…

     

    En 1968, sort leur troisième album "Waiting for the sun" en pleine guerre du Vietnam, avec des textes politiquement engagés et affirmant leur position contre le combat. Ce troisième opus est le seul du groupe à se classer numéro 1 outre-Atlantique, quatre mois durant. Il contient notamment Spanish Caravan et Summer's Almost Gone. Lors d'un concert à Miami Jim fait scandale en montrant ses parties intimes et se fera coller un procès pour attentat à la pudeur. C'est aussi le moment où sort le 4ème opus du groupe : "The soft parade". Jim Morrison est par la suite métamorphosé : il apparaît grossi, barbu et redevient en toute humilité James Douglas Morrison, poète.

     

    En 1970 sortent "Morrison Hotel" avec le somptueux Roadhouse Blues et "Absolutely Live" et le groupe enregistre en 1971 "L.A. Woman " qui contient notamment Riders On The Storm, véritable synthèse de tout ce que ce groupe savait faire. Love Her Madly, The Wasp et la chanson titre sont autant de bijoux. Mais Morrison ne songe plus qu'à écrire de la poésie et s'exile sur Paris. Il avait déjà sorti auparavant 2 recueils mais qui avaient été vivement critiqués. Jim Morrison est emporté par une folie de trop le 3 juillet 1971, à Paris. On le retrouvera mort dans sa baignoire… C'est d'ailleurs dans cette même ville qu'il repose. Sa tombe, au cimetière du Père Lachaise, est devenue depuis un véritable lieu de culte et est désormais gardée jour et nuit... Les Doors continueront sous forme de trio en sortant 2 albums "Other Voices" puis "Full Circle", en 1972; mais finalement iront chacun de leur côté.. En 1978 un poème que Morrison avait enregistré est mis en musique par les 3 Doors sous le nom de "An American Prayer".

     

    Au total, les Doors ont vendu plus de cinquante millions de disques dans le monde.

      

    January 10

    Jeff Buckley - Biographie

    Jeff Buckley est né en Californie en 1966 et est mort noyé, lors d'un tragique accident à Memphis, le 29 mai 1997... Sorti de l'ombre grâce à certains clubs avant-gardistes de New York, Buckley s'est immédiatement imposer comme l'un des artistes les plus remarquables de sa génération, acclamé aussi bien par les foules que par les critiques. Son premier enregistrement commercialisé, l'EP "Live At Sin-é", est sorti en en décembre 1993 sous le label Columbia Records. Cet EP capturait l'intensité de Buckley en concert, doué de sa voix et accompagné de sa guitare électrique, dans un club intimiste d'East Village à New York. Avant même la sortie de cet EP, à l'automne 1993, Buckley était déjà entré en studio aux côtés de Mick Grondahl (basse), Matt Johnson (batterie) et du producteur Andy Wallace. Il allait enregistrer sept titres originaux (dont "Grace," "Last Goodbye," et "So Real") et trois reprises (parmi elles, "Hallelujah" de Leonard Cohen et "Corpus Christi Carol" de Benjamin Britten), extraits de son premier album : "Grace". Le guitariste Michael Tighe, qui a co-écrit et joué sur "So Real", a rejoint l'équipe de Buckley peu après en tant que membre permanent.

     

    Au début de l'année 1994, peu de temps après la sortie de "Live At Sin-é", Jeff Buckley fit une tournée solo dans les clubs, les bars et les cafés en Amerique du Nord du 15 janvier au 5 mars. Il se produisit également en Europe entre le 11 et le 22 mars. Son album intitulé "Grace" est sorti aux Etats-Unis le 23 août 1994, le jour même où Buckley et son groupe démarrait leur tournée européenne à Dublin, en Irlande ; la tournée européenne de 1994 se poursuivit jusqu'au 22 septembre, tout juste suivie d'une performance mémorable de Buckley et son Ensemble pour la CMJ Convention au Supper Club de New York, le 24 septembre. Infatigable, le groupe allait encore une fois tourner dans les clubs américains pendant tout l'automne, du 19 octobre au 18 décembre.

     

    Pour la Saint Sylvestre 1994/95, Buckley retourna au Sin-é pour un concert en solo ; le jour de l'an, il lut un poème qu'il avait écrit à l'occasion du St. Mark's Church Marathon Poetry Reading (concours annuel de lecture de poésies de New York). Deux semaines plus tard, lui et son band étaient de retour au Royaume-Uni pour une série de concerts à Dublin, Bristol et Londres avant de se produire au Japon, en France, Allemagne, Italie, Hollande, Belgique et, encore, au Royaume-Uni entre le 29 janvier et le 5 mai. Le 13 avril 1995, on annonça que l'album "Grace" de Jeff Buckley avait remporté le prestigieux "Grand Prix International Du Disque -- Academie Charles CROS -- 1995" ; un prix attribué par un jury de producteurs, journalistes, par le Ministre français de la Culture ainsi que par les professionnels de l'industrie musicale. L'album "Grace" fut, d'autre part, certifié "Disque d'Or" en France.

     

    Entre le 5 mars et le 20 avril, Buckley et son groupe répétait leur tournée américaine du printemps 95 (22 avril-2 juin). De juin à août, Jeff revint se produire au Royaume-Uni, en France, au Danemark, en Belgique, Allemagne, Hollande, Italie et en Suisse. Puis, le groupe de musiciens se dirigea vers le Sud pour six dates en Australie entre le 28 août et le 6 septembre 1995. En novembre, à la surprise générale, Buckley donna deux concerts solo non-annoncés au Sin-é. Il se produisit au show de la WXRX "Idiot's Delight" le 17 Décembre et célébra le Nouvel An 1995/96 en jouant au Mercury Loung et au Sin-é, à New York.

     

    Jeff Buckley et son ensemble retourna en Australie, où l'album "Grace" obtint un "Disque d'Or" pendant leur "Hard Luck Tour" qui se tint du 9 février au 1er mars 1996. Après le dernier show en Australie, le batteur Matt Johnson se sépara du groupe. L'album posthume "Jeff Buckley-Mystery White Boy" rassemble les moments les plus forts des tournées de Jeff entre 1995 et 1996.

     

    En mai 96, pour quatre dates, Jeff accompagnait à la batterie (!!!) le groupe Mind Science of the Mind, un des projets de l'ami de Buckley Nathan Larson, membre du groupe Shudder To Think. En septembre 96, Buckley donna à nouveau un concert surprise dans son club favori, le Sin-é. Décembre 1996 fut synonyme de "phantom solo tour" pour Jeff Buckley.

     

    9 février 1997, Jeff Buckley présente son nouveau batteur, Parker Kindred, lors d'un show à la Arlene's Grossery dans le quartier Lower East Side de New York. Il fit également deux concerts solo "officiels" à New York pendant les premiers mois de 1997: un au Daydream Cafe (avec Mick Grondahl et Michael Tighe en "special guests") et un le 4 février pour le 10è anniversaire de la Knitting Factory. Buckley et son groupe retournèrent en studio -- avec Tom Verlaine comme producteur -- pendant l'été/automne 1996 et au début de l'hiver 1997 à New York et en février 1997 à Memphis. A la suite de ses sessions d'enregistrement, Jeff pria son groupe de retourner à New York - entre mars et avril 1997 - pendant qu'il resta à Memphis pour peaufiner le travail en cours et enregistrant quatre nouvelles démos qu'il montrerait plus tard à ses musiciens. Certaines de ces chansons étaient des retouches des chansons enregistrées auparavant avec Tom Verlaine, d'autres étaient de toutes nouvelles compositions et d'autres étaient d'originales et surprenantes reprises. Les 12 et 13 février, au club Barrister de Memphis, les nouvelles chansons de Buckley furent jouées pour la toute première fois ! A partir du 31 mars, Jeff décida de se produire tous les lundis soirs au Barrister's et de jouer ses nouvelles compositions. Son dernier show fut le lundi 26 mai 1997... La nuit où Buckley mourut, il avait l'intention d'aller retrouver son groupe pour amorcer 3 semaines de répétitions pour "My sweetheart, the drunk" ; le producteur Andy Wallace, déjà présent sur "Grace", devait les rejoindre à Memphis fin juin pour l'enregistrement de leur nouvel album.

     

    Le 10 mai 2000, Columbia Records sort "Jeff Buckley - Mystery White Boy", l'album de ses meilleures performances live. Après la sortie de "Grace" le 23 août 1994, Jeff et son groupe passèrent le plus grand de leur temps sur la route, entre 1994 et 1996, jouant aux quatre coins du globe lors des Unknown Tour, Mystery White Boy Tour et Hard Luck Tour. "Jeff Buckley-Mystery White Boy" rassemble pour la toute première fois les meilleurs moments de ces shows. Produit par Mary Guibert (la mère de Jeff) et Michael Tighe (guitariste sur l'album "Grace" et pour les tournées internationales de Jeff), "Jeff Buckley-Mystery White Boy" nous fournit une sélection représentative du meilleur du répertoire de Jeff Buckley.

    Jeff Beck - Biographie

     

     

    Jeff Beck est passionné de musique depuis son plus jeune âge. Il commence par jouer du piano à l'âge de 8 ans. Mais c'est ensuite pour suivre la trace de ses idoles (Muddy Water ou Buddy Guy entre autres…) que Jeff veut pratiquer la guitare. Il fabrique lui-même la sienne , à 13 ans. A 15 ans, Jeff intègre son premier groupe, les Deltones jouant principalement des compositions des Shadows. Puis Beck intègre The Night Shift et les Tridents en 1963. Il est très créatif et cherche à se différencier, à exploiter son instrument de manière peu commune. Son blues est propre à lui-même, il joue avec de nombreuses pédales à effet, il désaccorde son instrument….

     

    En 1965, quelques divergences d'opinion au sein des Yardbirds poussent Clapton, alors lead guitar du groupe, à quitter la formation. Pour remplacer son ex soliste, les Yardbirds sollicitent tout d'abord Jimmy Page qui, dans un premier temps refuse. Cependant il évoque le nom de Jeff Beck dont il fait l'éloge auprès des membres du groupe. Jeff intègre donc la formation en 1965. Mieux encore, en 1966, Jimmy Page finit par accepter d'intégrer le groupe et devient bassiste puis guitariste des Yardbirds. Les deux hommes vont alors s'exprimer ensemble à la guitare… mais pour une courte durée. Suite à quelques propositions solos, Jeff décide de quitter les Yardbirds, avec lesquels il a participé aux albums For your love, Having A Rave Up et surtout Over Under Sideways Down ; son départ est annoncé en décembre 1966.

     

    Peu après avoir quitté les Yardbirds, Beck monte son propre band, appelé le Jeff Beck Group et engage notamment Rod Stewart au chant, Ron Wood (futur Rolling Stones ) et Jet Harris. Ils engagent dans la foulée une tournée américaine. Au cours de l'année 1967, Jimi Hendrix avoue au Rolling Stone magazine lors d'une interview, qu'il pense que Jeff est le meilleur guitariste du Royaume Uni. Le Jeff Beck Group sort, en 1968, son premier album, Truth puis son second Beck-Ola en 1969. Ce dernier a contribué à poser les premières marques du heavy metal mais a aussi marqué la fin du Jeff Beck Group pour cause de tensions internes. Jeff veut directement enchaîner sur un nouveau projet comptant sur la participation de Rod Stewart, Tim Bogert et Carmine Appice. Mais Beck, amateur de voitures sportives est victime d'un grave accident l'immobilisant à l'hôpital 6 mois durant et, de ce fait, le contraignant à abandonner le projet. Sorti de cet accident, Beck enchaîne sur l'enregistrement de Rough and Ready et Jeff Beck Group avec les participations au clavier de Max Middleton et du chanteur Bob Tench, sous le nom de Jeff Beck Group (#2). Le succès est au rendez-vous mais le groupe éclate et se sépare.

     

    Jeff fonde un nouveau groupe : BBA (Beck Bogert and Appice) qui part en tournée et se sépare peu après. Beck s'octroie une pause et revient en 1975 avec, à la fois, son plus gros succès commercial, mais aussi son plus grand album : Blow By Blow. Il réussit ici le pari fantastique de marier Jazz et rock, c'est un succès. En 1976, Beck enregistre Wired dans le style de son album précédent. Cependant, sur cet opus, il fera équipe avec Ian Hammer au clavier avec qui l'entente est excellente. La décennie 80 marque un retour au rock pour le guitariste. Il sort There and Back en 1980. Ces années là vont aussi marquer pour Beck, l'ère des collaborations. Il va jouer avec Tina Turner, Rod Stewart ou bien encore Mick Jagger sur leurs albums solos... 1989 sonne le retour de l'artiste avec son album Guitar Shop sacré meilleur album instrumental aux USA. En 1993, dans le but de rendre hommage à certaines de ses idoles et particulièrement à Cliff Gallup et Gene Vincent, Jeff sort Crazy Legs remplit de standard des années 50. Pour la tournée de cet album il s'offrira les services d'un groupe anglais de R&B, The Big Town Playboys. Dans ses deux derniers albums, Beck a intégré de nouvelles sonorités électroniques (proche de la techno) et continue à exploiter la musique d'une manière différente.

    Eric Clapton - Biographie

    Eric Clapton, de son vrai nom Eric Patrick Clapp, est né le 30 mars 1945 à Ripley, une petite ville située à 45 kilomètres de Londres. Pour ses 3 ans, ses grands-parents lui offrent sa première guitare.

     

    A l'adolescence il découvre le blues et plus particulièrement celui de Muddy Waters. Cela lui donne l'idée de monter un premier groupe, qui aura une existence éphémère, les Roosters.

     

    L'année suivante, en 1964, il intègre des formations plus confirmées, pour faire ses véritables armes. C'est ainsi qu'il rejoint les Yardbirds.

     

    Il enregistre avec eux deux albums: Five Live Yardbirds et Sonny Boy Williamson & The Yardbirds. Puis les quitte, remplacé par deux autres guitaristes de légende: Jeff Beck et Jimmy Page (futur Led Zeppelin).

     

    C'est en 1966 qu'il rejoint John Mayall et ses bluesbreakers, avec lesquels il s'affirme comme un sacré virtuose de la guitare. C'est particulièrement perceprible dans l'album John Mayall and the Bluesbreakers with Eric Clapton.

     

    Nouveau changement de casting en 1967. Clapton fonde le groupe Cream avec Jack Bruce et Ginger Baker. Résultat: trois albums inoubliables dont Disraeli Gears. Il sombre alors dans la drogue pendant trois ans.

     

    Nouvelle lassitude et création des formations Blind Faith puis de Derek & The Dominos. C'est avec ces derniers qu'il réalise le somptueux Layla. C'est en fait un hommage à Pattie Boyd, la femme de son ami George Harrison, dont il est tombé amoureux. Titre publié en novembre 1970.

     

    Devenu chanteur, il est aussi une véritable idole pour nombre de guitaristes, connus ou non. Jimi Hendrix lui voue ainsi un vrai culte...

     

    Désormais surnommé "God" (en français "Dieu") par la profession, il se lance en solo. Des albums comme 461 Ocean Bvd ou Slowhand, des tubes comme Cocaïne ou I Shot The Sheriff - des reprises de JJ cale et Bob Marley, font beaucoup pour sa popularité.

     

    Les années 80 ressemblent à une traversée du désert pour notre homme qui pourtant se reconstruit peu à peu. Eric devient l'heureux papa d'un petit garçon Connor qui disparaît tragiquement le 20 mars 1991 en tombant du 53ème étage d'un building new-yorkais.

     

    De ce dramatique événement naît l'émouvante chanson Tears In Heaven, extrait de la B.O. du film "Rush". Un retour au premier plan déjà entrevu avec un magnifique album acoustique, Unplugged, écoulé à près de dix millions d'unités ! Cet album contient notamment une version sublime de Layla.

     

    Dans les années 90, assagi, Clapton a mûri. Il porte bouc et lunettes et a trouvé une certaine forme de sérénité. En témoigne le très réussi Pilgrim, paru en 1998.

     

    En 2001, arrive l'excellent Reptile qui précède une tournée mondiale. Celle-ci est gravée sur le dvd "One More Car, One More Rider", capté au Staples Center de Los Angeles.

     

    En 2004, ce monument du rock'n'roll rend hommage à l'un de ses maîtres des débuts. C'est le bluesman Robert Johnson qu'il salue dans Me & Mr Johnson

    Dire Straits - Biographie

    Dire Straits est le groupe type des années 80, tout comme Pink Floyd a été celui des années 70, l'un reste associé au grand boom de la stéréo, l'autre est à jamais inséparable du démarrage du compact disc. Dire Straits c'est bien sûr et avant tout un homme, Mark Knopfler, guitariste, chanteur, compositeur et producteur. En 1978, Mark Knopfler laisse tomber toutes ses activités pour se consacrer entièrement à sa guitare acoustique. Ancien journaliste au Yorkshire Evening Post à Leeds, ancien professeur d'anglais, ses premières expériences musicales datent de 1970, il se trouve d'abord dans le groupe de son ami Steve Phillips, avant d'accompagner les Café Racers puis Brewers Droop.

    Mark Knopfler habite à Deptford au sud de Londres, dans un appartement qu'il partage avec son frère David, guitariste lui aussi, et avec John Illsley (24/06/49), qui lui est bassiste. Mark, David et John forment Dire Straits, avec le batteur Pick Withers. Le nom du groupe est directement inspiré par leur situation financière du moment, en anglais 'to be in dire straits' veut dire 'être sans le sous'.

    A eux 4, les musiciens de Dire Straits parviennent tout de même à réunir les 120 livres sterling nécessaires à l'enregistrement d'une maquette de 5 chansons : une première version de Sultans Of Swing, ainsi que Wild West End, Down To The Waterline, Water Of Love, et une composition de David, Sacred Loving. Ils envoient cette démo à Charlie Gillett, de Radio London, qui la diffuse le 31 juillet 77 dans son émission Honky Tonk. Pendant que la bande tourne, trois maisons de disque téléphonent, et finalement c'est Phonogram qui les signe. Un premier album, tout simplement appelé Dire Straits, où figure Sultans Of Swing parait le 8 juin 78. Si l'accueil de l'Angleterre est favorable, sans plus, Dire Straits enflamme littéralement l'Europe continentale, les Etats-Unis et même l'Australie et la Nouvelle-Zélande, où ils sont disque d'or.

    Si Dire Straits fait sensation à ce point c'est que le groupe arrive dans une période saturée de punk et de new-wave ; ils proposent de véritables chansons et une qualité musicale certaine. Dès le début il est clair que Dire Straits n'est que le vecteur du talent et des idées de Mark Knopfler, il en est le lead guitariste. C'est lui qui écrit tous les morceaux, c'est aussi lui qui les chante.

    Début 79, Dire Straits est aux Etats-Unis afin de confirmer sa 2ème place dans le classement des albums. Avant de rentrer en Angleterre, Dire Straits prend le temps d'enregistrer un deuxième album aux Studios Compass Point de Nassau, aux Bahamas, et de le mixer au légendaire Muscle Shoals en Alabama. L'album Communiqué parait en mai 79. Cet album voit Dire Straits triompher enfin chez eux à Londres (n°5 en Angleterre, n°11 aux Etats-Unis, n°1 en Allemagne). Ils tournent alors sans répit, jusqu'au 21 décembre 79, avant de se décider à prendre quelques vacances.

    C'est au Power Station de New York, en juillet 80, que Dire Straits enregistre son troisième album sous la houlette de Jimmy Iovine. Le 25 juillet, David Knopfler quitte le groupe pour une carrière solo. Après de multiples auditions, on embauche Hal Lindes, l'ancien guitariste de Darling, et un clavier Alan Clark. Making Movies parait en octobre 80, et sans attendre Dire Straits reprend la route. A Auckland en Nouvelle-Zélande le groupe donne le concert le plus énorme -officiellement- de sa courte histoire (62.000 personnesEn février 82, Mark Knopfler accompagne Van Morrison sur deux extraits de l'album Beautiful Vision. On le remarque ensuite aux côtés de Kate et Anna McGarrigle sur Love Over And Over.

    Mais très vite, les 5 musiciens de Dire Straits se retrouvent pour l'enregistrement de Love Over Gold, qui sort fin septembre 82, précédé du single Private Investigations. Beaucoup considèrent alors Love Over Gold comme la plus belle réalisation de Dire Straits. En novembre 82, Pick Withers s'en va, il est remplacé par Terry Williams l'ancien batteur du Rockpile.

    En 1983 on retrouve Dire Straits pour la bande originale du film de Bill Forsyth Local Hero, crédité à Mark seul le thème du film, Going Home, est un succès.

    Malgré ses nombreuses activités pour le moins éparpillées, la carrière de Dire Straits continue : un double-album live, parait en avril 84. C'est le reflet exact d'un concert donné en juillet 1983 à l'Hammersmith Odeon de Londres.

    Deux ans et demi après Love Over Gold, Dire Straits propose enfin un nouvel album studio, c'est en avril 85. Sa sortie est accompagnée par une grande tournée mondiale de 220 dates, qui débute en Israël. Le groupe apparaît sous une forme légèrement modifiée : avec l'ajout d'un clavier supplémentaire, Guy Fletcher, et l'arrivée de Jack Sonni le guitariste qui remplace Hal Lindes. Pendant ce temps l'album connaît une réussite extraordinaire : n°1 en Angleterre, aux Etats-Unis et dans 22 autres pays, plus grosse vente britannique de tous les temps. Ces ventes exceptionnelles sont stimulées par l'impact du 45 tours Money For Nothing, un autre n°1 américain où l'on entend la voix de Sting, même si pour des raisons contractuelles l'ancien leader de Police a co-signé la chanson, celle-ci est l’œuvre exclusive Mark Knopfler.

    1991. Dire Straits n'a pas donné beaucoup de ses nouvelles depuis 6 ans, depuis Brothers In Arms. De retour de vacances des Etats-Unis, Mark Knopfler ramène 15 titres en vue du prochain album de Dire Straits, qui sera enregistré aux Studios Air de Londres. Ce silence est enfin brisé en août 91, avec la sortie du 45 tours Calling Elvis, suivi quelques semaines plus tard par l'album On Every Street est un album assez classique, où Mark Knopfler choisit la sécurité du terrain déjà conquis à l'exploration de nouveaux territoires. Certains titres font références à ses aventures récentes avec Chet Atkins (Neck And Neck) et les Notting Hillbillies (Missing...), d'autres à Brothers In Arms ou Money For Nothing, d'autres enfin évoquent directement J.J. Cale ou Ry Cooder.

    On Every Street est numéro 1 en Angleterre, numéro 12 aux Etats-Unis, et se vend finalement à plus de 8 millions d'exemplaires.

    Le 30 août 1991 Dire Straits s'embarque pour une gigantesque tournée mondiale de 212 dates, le 'On Every Street Tour', qui s'achève le 9 octobre 92 en Espagne après avoir visité 22 pays. Grâce au système de réservation informatisé, on sait que le groupe a joué devant exactement 3.544.839 spectateurs. Le 11 mai 93, pour remercier leurs fans, Mark Knopfler et les siens publient On The Night, un CD live souvenir de cette méga-tournée. On The Night auquel il faut ajouter le CD single Encores qui contient 3 inédits.

    Ce disque est le deuxième live de la courte carrière discographique de Dire Straits qui compte en tout et pour tout 6 véritables albums. On pourrait mettre cela sur le compte de la paresse, ou d'un certain manque d'inspiration, mais la vraie raison est autre part : Mark Knopfler est un intoxiqué de la scène.

    A l'issu de la tournée On Every Street, Dire Straits est dissous et Mark Knopfler retourne discrètement à ses activités en solitaire. Pour avoir de ses nouvelles il faut attendre novembre 93 et la sortie de l'album Screenplaying. Mais il ne s'agit que d'une compilation regroupant les meilleurs moments de ses musiques de films : Cal, Local Hero, The Princess Bride et Last Exit To Brooklyn, sans le moindre inédit.

    En l'absence d'une véritable actualité autour de Mark Knopfler, Phonogram fait patienter les fans avec Live At The BBC en mai 95, cet album nous offre l'occasion de faire un voyage dans le temps pour retrouver Dire Straits en concert dans les studios de la radio nationale britannique le 22 juillet 1978, à l'époque les 4 musiciens sont encore inconnus, et leur répertoire n'est constitué que des titres de leur premier album sorti un mois plus tôt. C'est donc Mark Knopfler et les siens capturés à l'aube de leur grande aventure sous les maigres applaudissements d'un public punk et new-wave pris totalement à contre-pied.

     

     

     

    Marillion - Biographie

    Marillion apparaît pour la première fois au début 1982 quand le groupe, alors constitué de Fish (au chant), Steve Rothery (à la guitare), Mark Kelly (aux claviers), Pete Trewavas (à la basse) et Mick Pointer (à la batterie), commence à tourner dans la région d’Aylesbury et Londres. La combinaison d’une musique imaginative et de paroles pleines d’images ne tarde pas à charmer une base croissante de fans ainsi que des journalistes fatigués par une musique plus formatée qui domine la scène musicale à ce moment. Plusieurs concerts complets au Marquee club forcent les majors à reconnaître l’impact de la musique du groupe et un contrat avec EMI est rapidement signé.

     

    La sortie des albums Script For A Jester’s Tear (1983) et Fugazi (1984) confirme leur réputation et le groupe se consolide encore quand le batteur Ian Mosley remplace Pointer en 1984. Misplaced Childhood suit en 1985 (avec des tubes comme « Kayleigh » et « Lavender ») et grimpe immédiatement première place des charts britanniques. Toutefois, après la tournée Clutching At Straws de 1987, Fish décide de quitter le groupe pour poursuivre une carrière solo. Il est remplacé par un personnage aussi imposant que lui, Steve Hogarth, dont l’influence permet de rafraîchir et d’ « amplifier » le son.

     

    Les albums résultants comme Season’s End (1989), Holidays in Eden (1991), Brave (1994), Afraid of Sunlight (1995), This Strange Engine (1997) sont la preuve de la détermination du groupe de créer de la musique inventive, créative et émotionnelle sans se soucier si leur musique passe sur les radios ou si elle a un impact dans les charts.

     

    En 1997, Marillion a déjà compris qu’Internet est un moyen idéal pour avoir un contact plus proche avec les fans et c’est d’ailleurs l’un d’eux qui, en passant par le liste de diffusion du groupe, lance l’idée d’organiser une collecte pour recueillir les fonds nécessaires pour faire venir le groupe aux États-Unis. La sortie de l’album Marillion.com en 1999 annonce la mise en ligne de leur nouveau site Internet et le lancement de leur propre maison de production (Intact) mais c’est surtout l’idée révolutionnaire de demander à leurs fans de financer les coûts d’enregistrement du prochain album en le pré-commandant 12 mois à l’avance qui fait la une en 2001. En effet, c’est plus de 12 000 de leurs fans qui pré-commandent l’album ce qui incite EMI à signer un contrat additionnel pour le marketing de l’album Anoraknophobia. Une campagne similaire est lancée pour financer le dernier album en date du groupe, Marbles, mais, cette fois-ci, l’argent récolté est investit dans une campagne de promotion. En ce qui concerne la loyauté des fans, Marillion a une base internationale clandestine qui peut concurrencer celles de n’importe quel groupe tendance.

     

    Leur dernier album Marbles est rempli de chansons atmosphériques et émotionnelles. Soit on accroche totalement ou pas du tout…

    Jimi Hendrix - Biographie

    Le jeune Johnny Allen Hendrix, est, durant toute son enfance, bercé par le rock, le blues et le jazz des disques de son père… Ce n’est qu’à seize ans qu’il obtient sa première guitare, puis un an après, il intègre son premier vrai groupe, The Rocking Kings, et quitte l’école. Suite à la séparation de son groupe, il intègre Thomas and the Tomcats et commence à tourner de plus en plus… Jimi intègre l’armée en 1962. Il part pour le sud des Etats-Unis, du côté de Nashville… Il y rencontre un autre musicien, bassiste, Billy Cox avec qui il crée des liens très forts. Jimi se produit de plus en plus souvent dans le sud où il apprend notamment à jouer de la guitare avec les dents et derrière la tête… En 1962 ; il décide de rentrer à Seattle, où il intègre une formation du nom de Bobbie Taylor & The Vancouvers. En 1963, Jimi part en tournée avec George Odell et sillonne les Etats-Unis… Il finit par s’échouer sur la côte est où il fait la connaissance d’une pléthore de musiciens dont Albert King, également guitariste de blues. Un an après, Jimi part sur la route avec Little Richard et en profite pour évoluer vers un jeu et un son plus rock… Il quitte l’artiste en 1965 mais reste vivre à New York. C’est pour la première fois en 1966 que Jimi crée un groupe dans lequel il est à la fois guitariste et chanteur : Rainbowflowers ensuite devenu Jimmy James and The Blueflames.

     

    New York est devenu son monde, Jimi y joue fréquemment… Chas, bassiste des Animals, va d’ailleurs y découvrir le guitariste et sera frappé par son talent phénoménal. Une nouvelle histoire démarre... Ils partent tous deux pour Londres où Jimmy devient alors Jimi ! Il décide de créer un groupe, un trio sera parfait, pense-t-il ! Lors d’auditions passées pour les Animals, Chas repère un guitariste, Noel Redding, qu’il reconvertit en bassiste puis recrute Mitch Mitchell à la batterie… C’est en jamant ensembles qu’ils vont comprendre que ce trio est explosif… il allait devenir The Experience. A cette époque là, Jimi rencontre Eric Clapton qui percevra vite les qualités de ce jeune afro… En 1966, L’Experience entame sa première vraie tournée durant laquelle ils vont notamment se produire à l’Olympia, en première partie de… Johnny Hallyday. Peu de temps après, le premier disque du groupe sort, Hey Joe, qui sera refusé par quasiment toutes les maisons de disque… sauf Polydor. Jimi est une rock star montante, dans le look, le style, l’attitude et bien sûr le jeu, il se démarque de tous ! Dans ses périodes de transe sur scène, il va même jusqu’à créer le scandale en faisant brûler sa guitare. Puis les succès s’enchaînent, son premier album Are You Experienced ? explose et Jimi est reconnu comme l’un des meilleurs guitaristes… Il monte en même temps que la drogue l’envahit… Mais il faut le dire, à ce moment, Hendrix a l’Angleterre à ses pieds ! Il revient alors dans son pays natal… qu’il doit maintenant conquérir. C’est au Summer Of Love Festival de 1967 que Hendrix va poser sa première marque aux US. Il y joue toujours avec cette fougue et passion, la Strato brille de milles feux, le public transpire en découvrant l’Experience ! Jimi sort alors son deuxième opus, au son bien moins agressif mais tout aussi brillant, Axis: Bold As Love… Les Etats-Unis accrochent au guitariste qui est en passe de devenir un réel emblème. Il sillonne l’Amérique joue avec les plus grands, de Clapton à John Lee Hooker, de John Mayall à BB King… rien ne l’arrête ! Début 1968, il enregistre un nouveau chef d’œuvre du nom de Electric Ladyland, il est nommé artiste de l’année… Pourtant le trio se sépare, Hendrix abandonne la scène, le public est en manque. Il remontera ensuite sur les planches lors du mythique festival de Woodstock… Il se produit avec notamment, à ses côtés, ses vieux compères Billy Cox et Mitch Mitchell … Hendrix restera dans les mémoires après avoir écorché l’hymne américain d’un son torturé, en réponse à l’engagement des USA au Vietnam… Peu après, Jimi forme le Band Of Gypsies qui intègre le batteur Buddy Miles. Mais le style n’est plus vraiment hendrixien et le public n’adhère pas. Finalement Mitch, Billy et Jimi se retrouveront à nouveau pour faire un bout de chemin…

     

    En 1970, l’Experience remonte sur scène pour la tournée Cry of Love, et explose totalement lors de quelques dates comme Berkeley. Entre temps, l’artiste a créé son propre studio d’enregistrement appelé Electric Lady dans lequel il commence à enregistrer son nouvel opus First Rays Of The New Rising Sun avant de repartir pour une tournée européenne. Cependant, Jimi est de plus en plus accroc aux narcotiques. C’est le 18 septembre 1970, en Angleterre, que le plus créatif des guitaristes est déclaré mort, après une prise importante de somnifère. Le Voodoo Child serait mort étouffé par ses renvois… mais d’autres parlent de suicide à l’héroïne, le résultat est le même. Alors que Jimi brûlait sa guitare pour finir ses concerts, sa vie, elle, se termine avec la disparition de la flamme…

    The Police - Biographie

    Fin des années 70, The Police fait son apparition sur la scène punk anglaise. C'est Stewart Copeland qui créée le groupe. L'origine du nom The Police viendrait du fait que le père de Stewart travaillait pour la CIA ou d'une idée (toujours de Copeland) de choisir ce nom pour le voir afficher partout sur la majorité de la planète...

     

    Copeland alors batteur des Curved Air, commence par recruter un ancien instituteur, Gordon Summer, alias Sting, chanteur bassiste des Last Exit. Avec le corse Henri Padovani à la guitare ils sortent leur premier single, Fall out, en 1977 sur le label Illegal, qui appartient à Miles Coppeland le frère de Stewart. Deux mois auparavant ils avaient donné leur premier concert en première partie de Cherry Vanilla, à Newport avec essentiellement des chansons de Stewart Coppeland et reprises de Curved Air 

     

    1977 voit leur première tournée européenne et le trio devenir quatuor avec l'arrivée de Andy Summers. Pas pour longtemps car peu après Padovani laisse tomber et c'est à trois qu'ils enregistrent en 1978 dans les studios Surrey Sounds à Londres, Roxanne puis l'album Outlandos d'amour chez A&M Records. Le groupe laisse derrière lui le punk à la petite semaine de leurs débuts pour un style de rock plus métissé.

     

    Une pub de chewing gum plus loin et les voilà blond peroxydés, de quoi poursuivre sur un deuxième album en 1979 Regatta de blanc et enchaîner sur une tournée mondiale. Extrait de cet album, Message In The Bottle est le premier numéro 1 de The Police.

     

    1980 sort l'album Zenyatta Mondatta qui ne souffre pas la comparaison avec son prédécesseur, avis partagé par Sting, lui même. En 1981, Ghost in a machine  album qui voit l'arrivée des synthés, est qualifié de plus intello par la presse, ce dont Sting, ne se cache pas non plus. Le titre est emprunté à celui d'un livre d'Arthur Koestler 

    C'est aussi à partir de ce disque que chacun d'eux va tenter des expériences personnelles musicales ou cinématographiques.

     

    En décembre 1982 commence à Montserrat l'enregistrement du cinquième album. Les tensions internes se font de plus en plus fortes et c'est dans ces conditions que sort Synchronicity, en 1983, le dernier album du groupe avec entre autre Everybreath You Take. L'album restera 17 semaines en tête des Charts américains, et la chanson Everybreath You Take, devient à l'instar de Yesterday des Beatles, la deuxième chanson à avoir été diffusée plus d'un million de fois en radio aux États Unis. La tournée Synchronicity Tour s'engage pour une centaine de date dont l'ultime sera celle de Melbourne le 04 mars 1984.

     

    Au milieu des années 80, le groupe annonce qu'il prend une année sabbatique... qui dure toujours.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Led Zeppelin - Biographie

    Led Zeppelin constitue un des groupes les plus influents de l'histoire de la musique.  À la fin des années 60, leur influence blues américaine, ajoutée à leur style très britannique a amené le 'rhythm and blues' (déjà bien dirigé par des groupes comme The Who) à un autre niveau.

     

    C'est en octobre 1968 que le guitariste Jimmy Page, suite à la séparation de son ancien groupe de Yardbirds (dont Eric Clapton et Jeff Beck ont fait partie) a décidé de former son propre groupe.  John Paul Jones (basse) a remplacé le bassiste original Chris Dreja. Puis, Robert Plant s'est joint au groupe comme chanteur et a suggéré John Bonham comme batteur.

     

    Les premiers engagements du groupe sous le nom des 'New Yardbirds' furent très remarqués, puis le groupe choisit le nom de Led Zeppelin suite à une boutade de Keith Moon de The Who qui leur a dit qu'ils tomberaient probablement aussi vite qu'un "led zeppelin" (dirigeable de plomb).  Armés d'un contrat avec Atlantic Records, ils firent une tournée des USA avant de lancer leur premier album, "Led Zeppelin", au début de 1969.  Il comprenait des titres très puissants comme 'Good Times Bad Times', 'Communication Breakdown' et 'Dazed And Confused' en plus de magnifiques reprises du R&B telles 'How Many More Times?' et 'You Shook Me'.  L'album a été certifié diamant pour 10 millions de copies vendues aux États-Unis en mars 2001.

     

    Avant même que l'année 1969 se termine, le groupe lançait son 2ème album, "Led Zeppelin II", un album que plusieurs considèrent encore aujourd'hui comme un des plus grands de tous les temps.  Moins enraciné dans le blues, mais laissant plus place à la personnalité extravagante de Robert Plant, "Led Zeppelin II" a contribué à définir le style du groupe.  Avec 'Whole Lotta Love' une version réécrite de 'You Need Love' de Willie Dixon, l'album est lancé avec un classique en devenir, pendant que 'Livin' Lovin' Maid', 'Moby Dick' (solo de batterie nous montrant tout le talent de John Bonham), 'Thank You' et 'What Is And What Should Never Be' contribuent à assurer la grande qualité de l'album.

     

    En 1970, "Led Zeppelin III" parut avec des titres très acoustiques comme 'That's The Way' et 'Tangerine'.  Mais, on y retrouvait aussi des pièces plus rock comme 'Immigrant Song' et 'Gallow's Pole'.  En concert, c'est le look de Robert Plant qui attirait le plus l'attention, pendant que Jimmy Page se démarquait par son doigté à la guitare (6 ou 12 cordes).

     

    La confirmation de leur grand talent apparut sur leur 4è album, "Led Zeppelin IV", aussi connu sous le nom de "Four Symbols", "Runes Album" ou "Zoso".  Il comprend le chef d’œuvre 'Stairway To Heaven' qui a redéfinit le genre et constitue encore aujourd'hui une des pièces les plus jouées à la guitare par les novices.  L'album inclut aussi plusieurs autres classiques tels 'When The Levee Breaks', 'Black Dog', 'The Battle Of Evermore' et 'Rock And Roll'.  Avec plus de 16 millions de copies vendues aux USA jusqu'à aujourd'hui, "Led Zeppelin IV" constitue incontestablement un des grands albums de l'histoire.

     

    Suite à cet immense succès, les attentes vis-à-vis leur prochain album "Houses Of The Holy" étaient immenses.  Par la variété de styles qu'on y retrouve et sa profondeur (avec des pièces comme 'No Quarter'), Led Zeppelin a su revenir avec un excellent album qui a réussi à faire taire les critiques, sans toutefois égaler la qualité du précédent.  Mais, il faut dire que cet album aurait été considéré comme un chef d’œuvre à n'importe quelle autre étape de leur carrière.

     

    Dans la tournée qui suivit l'album, ils produisirent un film en concert, qui allaient paraître en 1976 avec l'album "The Song Remains The Same", et formèrent leur propre label de disque, 'Swan Song' qui signa entre autres Bad Company, Pretty Things et Maggie Bell.  Le premier album de Led Zeppelin à paraître sur ce nouvel étiquette fut l'album double "Physical Graffiti" en 1975.  On y retrouve 'Custard Pie', 'Sick Again', 'In My Time Of Dying', 'Kashmir'.

     

    Les pré-ventes aux USA de leur album suivant "Presence" assurèrent à l'album sa certification platine, mais à sa sortie, la déception fut très grande et les ventes au Royaume-Uni furent beaucoup plus faibles.  À part la magnifique performance sur 'Achilles Last Stand' et le succès de 'Nobody's Fault But Mine', on n'y retrouve rien de particulièrement notable.

     

    En 1977, le groupe démarra une tournée américaine, mais le 26 juillet, Robert Plant apprit le décès de Karac, son fils de 6 ans, d'une infection virale.  Les dates restantes furent annulées et des rumeurs voulurent que le groupe se sépare.  Ils restèrent inactifs pour une bonne année, mais en 1978, ils partirent enregistrer leur nouvel album en Suède.  Il en résulta "In Through The Out Door", un album sur lequel John Paul Jones se révéla être le facteur unificateur du groupe.

     

    Suite à la sortie de l'album et d'une mini-tournée en Europe ans beaucoup de succès, ils partirent à nouveau pour une tournée américaine.  Mais, en septembre 1980, John Bonham est trouvé mort suite à une longue beuverie.  Le 4 décembre, Swan Song annonçait que le groupe se retirait officiellement et définitivement.  En 1982, Lez Zeppelin sortit "Coda", une collection de matériel d'archive jamais paru.  John Paul Jones devint producteur.  Robert Plant démarra une carrière solo à succès, en plus d'une brève réunion avec Jimmy Page en 1984 et dans les années 90 (Page/Plant).  Jimmy Page, de son côté, participa à différents projets en solo, avec John Paul Jones, avec Jason Bonham (le fils de John), avec David Coverdale (ex.Deep Purple et Whitesnake) avec Eric Clapton/Jeff Beck, avec Roy Harper, avec Albert Lee, avec Puff Daddy et avec les Black Crowes.

     

    Michel Polnareff - Biographie

    Mystérieux parmi les mystérieux, Michel Polnareff fait partie de ces légendes vivantes qui, même lorsqu'elles ne le souhaitent pas, défraient la chronique... Capable de passer plus de deux ans sans quitter sa chambre d'hôtel, l'auteur de la Poupée qui fait non est l'un des rares à pouvoir s'absenter plus de dix ans de son pays, et revenir y faire un triomphe... avant de repartir. Parti... Revenu... Mais sait-on vraiment où est Polnareff ?

     

     

    Michel Polnareff est un artiste à part dans le paysage musical français. Mélodiste génial, il connaît une carrière singulière ponctuée de compositions inoubliables.

    C'est à Nérac, dans le département du Lot-et-Garonne que naît Michel Polnareff le 3 juillet 1944. Une fois la guerre terminée, la famille est de retour à Paris. Son père, Leib Polnareff, est musicien sous le pseudonyme de Léo Poll et a travaillé, entre autres, pour Edith Piaf et les Compagnons de la chanson. Sa mère, Simone Lane, est une ancienne danseuse d'origine bretonne.

    Michel Polnareff est élevé dans une atmosphère très musicale entre le répertoire classique de son père et les préférences maternelles qui vont de Gershwin à Cole Porter. Dès 5 ans, il apprend le piano, et très vite, devient un instrumentiste brillant. A 11 ans et demi, il décroche un premier prix de solfège au conservatoire de Paris.

     

    A 19 ans, après son baccalauréat, il fait sept mois de service militaire à Montluçon, pendant lesquels il tient la grosse caisse de l'orchestre. Puis, il travaille quelques mois dans les assurances et dans une banque. Mais, dès 1964, il préfère s'installer sur les marches de la butte Montmartre à Paris, avec une guitare, à défaut de ne pouvoir déplacer son piano. Il passe alors quelques années à chanter dans la rue avec un certain succès, et vers 1965, il remporte le trophée "Disco Revue", sorte de concours rock, organisé à la Locomotive, club à la mode. Le premier prix est un contrat chez Barclay. Mais Polnareff, déjà à contre courant des conventions, refuse son prix.

    Grâce à un ami de classe, Gérard Woog, il rencontre un célèbre éditeur, Lucien Morisse, patron de la station de radio Europe1, qui le fait signer sur le label AZ. Lucien Morisse devient son manager, et permet à Michel Polnareff d'enregistrer son premier disque, "La poupée qui fait non". Déjà très curieux des dernières trouvailles technologiques, Michel Polnareff part enregistrer à Londres où les studios et les techniciens sont à cette époque, plus performants. Il réussit même l'exploit d'inviter le guitariste de Led Zeppelin, Jimmy Page, à jouer sur ce premier enregistrement.

    La carrière de Michel Polnareff est alors lancée du jour au lendemain, puisque dès sa sortie, le 26 mai 1966, "La poupée qui fait non" connaît un triomphe sans précédent. Bien loin des chanteurs yéyés du début des années 60, Polnareff débarque avec un style nouveau, très mélodique qui rappelle plutôt les grandes chansons américaines de ces années hippies. Cette différence avec la production française de l'époque est flagrante lorsque paraît son titre "Love me please love me", mélodie magique et romantique dont la célèbre introduction au piano marque les annales de l'année 1966.

     

    Michel Polnareff obtient quelques mois après ses débuts, le Prix critique de la Rose d'Or d'Antibes, sur la Côte d'Azur. Dès lors, les tubes s'enchaînent : "Sous quelle étoile suis-je né?" et "L'oiseau de nuit" en 1966, "Le rois des fourmis" ou "Ame câline" en 1967 et "Le Bal des lazes" en 1968, dont le texte est écrit par Pierre Delanoë. Ses titres sont classés dans les charts européens, et même la presse anglaise, difficile avec la chanson française, célèbre ce nouveau talent. Comme la plupart des vedettes françaises le font à l'époque, Michel Polnareff enregistre ses titres en anglais, espagnol ou italien, et à l'automne 1967, il reçoit en Allemagne, le "Prix du chanteur étranger le plus populaire". Il enchaîne tournée sur tournée, mais en septembre 1967, programmé à l'Olympia, il refuse au dernier moment cet engagement, prétextant son manque d'expérience.

    Les journaux et les médias s'emparent sans attendre de ce phénomène, mais plus encore que ses chansons et que son talent presque avant-gardiste, les chroniqueurs ne se lasseront plus désormais d'évoquer ses tenues ou ses coiffures variées. Dans une société française encore timide, Michel Polnareff va faire figure d'électron libre au mode de vie mystérieux. Certains de ses textes ne manquent pas d'effrayer les âmes sensibles, à commencer par "L'amour avec toi" en 1966, interdit d'antenne avant 22 heures. Polnareff compte bien dire et faire ce qui lui plaît, et ses provocations ne font sans doute que répondre aux critiques.

    Jean-Louis Barrault lui commande la musique de son spectacle "Rabelais" en 1968. Ce travail correspond à un désir du chanteur de se lancer dans des compositions musicales de plus grande ampleur. Son rêve est d'écrire une comédie musicale telle "West Side Story".

     

    C'est en 1968, qu'il monte pour la première fois sur la scène de l'Olympia de Paris. Puis entre 1968 et 1969, Michel Polnareff continue d'aligner plus d'une dizaine de succès dont "Tous les bateaux" ou "Dans la maison vide", co-écrit avec Jean-Loup Dabadie. En 1969, il écrit sa première musique de film pour "L'Indiscret" de François Reichenbach.

    Les 14 et 15 janvier 1970, il remonte sur la scène de l'Olympia, puis part en tournée. C'est à peu près à cette époque que Michel Polnareff se présente sous son apparence la plus célèbre, cheveux blonds et bouclés entourant une paire de lunettes blanches aux verres sombres. En fait, Michel Polnareff protège juste des yeux fragiles et très myopes. Toujours au centre d'attaques liées à son apparence et à son mode de vie, il répond en 70 par la chanson, "Je suis un homme" afin de mettre un terme aux accusations d'ambiguïté sexuelle dont il est la cible. Mais lors d'une tournée, précisément à Périgueux en mai 70, il est agressé sur scène. Epuisé, las et déprimé, il annule alors les dates ultérieures.

    Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse, qui avait lancé Michel Polnareff, met fin à ses jours. Ce décès bouleverse le chanteur.

    En janvier 1971, suite à une nouvelle dépression, il fait une cure de sommeil dans un hôpital de la région parisienne. Puis de mai à septembre, il repart en tournée accompagné d'un groupe composé de quatre musiciennes d'origine scandinave. En octobre, on le retrouve sur la scène du Palais des Sports, mais uniquement comme pianiste invité du show de Johnny Hallyday. L'année suivante, c'est le rocker qui rejoindra Polnareff à l'Olympia pour un pot-pourri de vieux tubes rock'n'roll. En 1971, il compose une nouvelle musique pour le film de Nadine Trintignant, "Ça n'arrive qu'aux autres", et surtout, Gérard Oury lui commande la musique de sa comédie, "La Folie des grandeurs".

     

    Michel Polnareff continue à travailler sans relâche, contrôlant jusqu'à la perfection chaque étape de la production. Sa santé est meilleure, et le sport l'aide à surmonter ses angoisses. Son répertoire s'enrichit sans cesse de compositions brillantes. En 1972, il écrit "Holidays" et "On ira tous au paradis" avec Jean-Loup Dabadie, ou encore, "La mouche". Mais, après l'état de grâce des années 60, les années 70 voient se multiplier obstacles et problèmes. Toujours en 1972, Michel Polnareff prépare un nouveau spectacle à l'Olympia qu'il nomme "Polnarévolution". Programmé du 6 au 22 octobre, le spectacle est annoncé sur les murs de France, et en particulier de la capitale, par une série de 6000 affiches représentant le chanteur fesses nues. Le 8 décembre, Michel Polnareff est convoqué devant un tribunal correctionnel qui le condamne à payer 10 francs par affiche sur le motif "d'attentat à la pudeur". La publicité est énorme, et cette affiche reste aujourd'hui célèbre et … très recherchée. Le spectacle a tout de même lieu et Polnareff triomphe devant un public enthousiaste. A la fin de l'année, il s'envole pour le Japon où sa notoriété est gigantesque, puis il retrouve l'Olympia en mars 73 pour un spectacle du nom de "Polnarêve", constitué uniquement de nouvelles chansons. Enfin, il entame une tournée internationale qui le mène en Polynésie, dans l'Océan indien ou en Amérique du Nord.

    Si Polnareff s'occupe de très près de l'aspect artistique de sa carrière, il ne se soucie guère de gérer sa vie matérielle. Complètement coupé des réalités, il délègue ses questions d'argent avec confiance à son homme d'affaire depuis 1971, Bernard Seneau. Cette confiance aveugle se transforme en cauchemar lorsqu'au retour d'une longue et difficile tournée internationale, le chanteur découvre par hasard durant l'été 1973, que son déficit bancaire se calcule en millions de francs. Escroqué par Bernard Seneau, porté disparu depuis, Michel Polnareff se retrouve à la tête d'un énorme scandale financier d'autant plus que son train de vie est à cette époque assez élevé. Contraint de rembourser au fisc une somme de plus d'un million de francs, le chanteur décide de quitter le pays. A la même époque , sa mère décède et Polnareff, épuisé et déprimé, doit faire une nouvelle cure de sommeil. Fin 73, avec un billet qu'il avait depuis longtemps, il embarque sur le luxueux paquebot "France" en direction de New York. C'est le début d'un exil qui n'a jamais vraiment cessé depuis.

     

    Après trois mois à New York, Michel Polnareff s'installe à Los Angeles. Assommé par les événements de 73, il profite de sa nouvelle vie américaine pour se reposer, retrouver les plaisirs de l'anonymat et d'une vie quotidienne plus paisible.

    Grâce à une amie, il signe un nouveau contrat chez Atlantic, et sort en 1974, le premier album depuis son départ, "Tibilli", qui ne connaît qu'un succès moyen. Mais en 1975, le titre "Jesus for tonight", tiré d'un disque presque entièrement en anglais, "USA", rentre à la 35ème place du prestigieux classement américain, le Billboard. D'un point de vue purement artistique, Polnareff trouve son bonheur aux Etats-Unis puisqu'il a à sa disposition les meilleurs musiciens ou ce qui se fait de mieux en matière technique. De plus, cet exil lui permet de renouveler son inspiration et très curieux de tout ce qui se fait de nouveau en musique, la Californie lui permet d'être au contact direct des derniers courants en vogue. De plus, il s'initie à l'informatique, nouvelle technologie encore très peu développée sur le vieux continent et pour laquelle, il se découvre une vraie passion.

    En 1976, il signe la musique du film "Lipstick" de Lamont Johnson, avec Margaux Hemingway, et le thème principal devient un tube qui annonce la vague disco des années suivantes.

    En 1977, il écrit "Lettre à France", titre dans lequel il exprime sa nostalgie pour un pays qui lui manque. Dès 78, il a l'occasion d'y revenir pour la première fois en cinq ans, mais pour se présenter devant un tribunal correctionnel chargé de juger l'affaire de fraude fiscale dont il est accusé. Bien que son homme d'affaires soit déclaré coupable, Michel Polnareff reste redevable de plus d'un million de francs au fisc. Il profite de ce voyage pour présenter en France son nouvel album, "Coucou me revoilou", qui connaît un succès moyen malgré "Lettre à France" et "Une simple Mélodie".

    Polnareff connaît un retour triomphal en 1981 avec l'album "Bulles" qui se vendra à près d'un million d'exemplaires. Avec un son très "années 80", ponctué de boîtes à rythmes et de synthétiseurs, cet album renferme plusieurs succès dont "Tam Tam" ou "Radio". En dépit des épisodes difficiles des années 70, les français n'ont pas oublié Polnareff, bien au contraire. Ses problèmes avec la justice étant en cours de règlement, Michel Polnareff commence à revenir un peu plus souvent sur le territoire français.

    Le réalisateur Gérard Oury lui commande la musique de sa nouvelle comédie en 84, "La vengeance du serpent à plumes", avec Coluche. Puis en 1985, il sort "Incognito" qui ne connaît pas le succès du précédent album, malgré deux tubes en puissance, "Dans la rue" et "Viens te faire chahuter". Les journaux français annoncent même un retour sur une scène parisienne pour septembre 85, mais le projet n'a pas lieu.

     

    Après cet album, Michel Polnareff ne fait plus guère parler de lui. Mais en juin 89 un nouveau simple envahit les antennes sans promotion préalable, "Goodbye Marylou". A cette époque, il réside dans une chambre au dessus d'un petit bistro de province. C'est là qu'il commence à écrire son nouvel album dont est issu "Goodbye Marylou". Vers septembre, il s'installe au Royal Monceau, palace parisien dans lequel il entame l'enregistrement de l'album grâce à un studio très sophistiqué installé dans sa suite. Il y reste 800 jours, chambre 128. Pendant cette longue période, reclus, mais entouré d'amis et très au fait de l'actualité musicale, Michel Polnareff navigue entre l'alcool et les innombrables gadgets électroniques dont il raffole. Cependant, il travaille sur son nouveau disque aidé de l'anglais Ben Rogan à la production. Parmi les musiciens, on remarque Mike Oldfield à la guitare.

    En février 90 sort donc "Kama Sutra". En dépit des demandes insistantes de sa maison de disques CBS pour que Polnareff accepte de faire de la promotion, le chanteur refuse catégoriquement. Les critiques et les chiffres des ventes lui donnent raison puisque l'album est un triomphe, ainsi que les simples qui en sont extraits, "Kama Sutra" (dont le clip est réalisé par l'artiste en personne dans les couloirs du Royal Monceau), "LNAHO", "Toi et moi" et surtout "Goodbye Marylou", sorti dès 1989 et désormais classique du répertoire de Polnareff. Après son départ du Royal Monceau, le chanteur s'installe quelques temps en région parisienne, d'abord au Chesnay, puis à Saint-Nom-la-Bretèche.

    Depuis de nombreuses années, Michel Polnareff souffre d'une myopie toujours plus insistante mais en ce début des années 90, ses problèmes optiques ne font qu'empirer et sa vue baisse dangereusement jusqu'à frôler la cécité. Après de longs mois d'hésitation, Michel Polnareff prend la décision de se faire opérer d'une double cataracte brune. C'est donc en octobre 1994, trois mois après son cinquantième anniversaire, que le docteur Alain Hagège permet au chanteur de retrouver une vue normale après des années d'obscurité.

     

    En 95, Michel Polnareff repart aux Etats-Unis et s'installe dans un palace de Los Angeles, le Peninsula Hotel. Entre ses innombrables ordinateurs et téléphones portables, il commence à préparer un retour très attendu autant par le public et par les médias. C'est le 27 septembre 1995, dans la salle mythique du Roxy sur Sunset Boulevard, que Michel Polnareff donne son premier concert depuis des années. Sa voix n'a rien perdu de sa clarté, et entouré de musiciens américains triés sur le volet (Alex Acuna, de Weather Report, aux percussions, Sam Sims à la basse, ou Dick Smith à la guitare), il reprend ses plus célèbres titres, tous réorchestrés. Sur la demande de la maison de disques Sony, il programme aussi un inédit instrumental, "Lee Neddy".

    A grand renfort de promotion, articles de presse, nombreuses couvertures de magazines, émission de télévision (entrevue exclusive sur Canal Plus), l'album sort en juin 1996, soutenu par le simple "Tout pour ma chérie" remixé reggae. Polnareff est de retour et met ainsi fin à des années de rumeurs. Le succès de l'album ne fait que confirmer l'immense popularité dont jouit le chanteur dans son pays natal.

    Michel Polnareff continue d'entretenir un voile de mystère autour de sa carrière et de sa personnalité. Créateur de titres majeurs du patrimoine musical hexagonal, Polnareff frôle le mythe.

    La fin du siècle se passe sans guère de nouvelles. Michel Polnareff apparaît parfois dans les magazines people (inauguration d'une boutique de luxe à Los Angeles, une nouvelle fiancée...). On retrouve aussi son nom à diverses occasions professionnelles, parfois inattendues. En 2001, il signe, sur demande de la Principauté, un hymne pour le premier tournoi de Pentathlon Moderne de Monaco. La même année, il est également signataire d'un communiqué d'artistes demandant un alignement de la durée de leurs droits d'interprète (50 ans) sur celle des auteurs (70 ans).

    Mais la grande attente des fans est toujours un nouvel album, souvent annoncé, désespérément invisible. Cet album se profile toutefois plus précisément dans l'autobiographie "Polnareff par Polnareff", co-écrite avec le journaliste rock Philippe Manœuvre et publiée en novembre 2004. Le succès remporté par l'ouvrage atteste une nouvelle fois de la popularité de l'artiste, bien que le récit comporte peu de révélations. Le chanteur évoque son prochain disque. Dans cet album qu'il affirme avoir fait en solitaire, il croit parvenir à "faire fusionner plusieurs périodes de Polnareff". Au cours d'une interview pour la radio RTL, il annonce également son retour sur scène. Sans donner davantage de précisions

     

    Toto - Biographie

    En 1976, Jeff Porcaro ( fils du percussionniste de jazz Joe Porcaro ) et David Paich décident de former leur propre groupe après avoir joué ensemble dans leur groupe de la "Grant High School", après avoir travaillé avec Boz Scaggs. David Paich a d'ailleurs co-écrit de nombreux titres sur les albums "Silk Degrees" et "Down Two The Left". Les rejoignent plus tard, Steve Lukather et le frère de Jeff, Steve Porcaro, puis le chanteur Bobby Kimball et enfin le bassiste David Hungate, vieille connaissance et musicien de studio lui aussi. C'est donc grâce à David Paich, fils du chef d'orchestre et arrangeur Marty Paich, que Toto apparaîtra en 1978.

     

    Jeff Porcaro suggéra le nom de "TOTO" après avoir vu "le magicien d'Oz" à la télé parce que c'est un nom facile à prononcer et à retenir. Par coïncidence, "Toto" en latin signifie "All encompassing", ainsi c'était le nom précis pour un groupe qui voulait s'attaquer à tous les styles de musiques. La seule réputation des 6 hommes leur suffit pour décrocher un contrat avec CBS, et cela sans le moindre concert. Sa musique se situe à mi-parcours entre le progressif et le rock mélodique ( FM ).

     

    En septembre 1977, leur premier album intitulé tout simplement :"Toto", totalement auto produit, est enregistré après près de 9 mois en studio. Le premier Single extrait :"Hold The Line", grimpe rapidement dans les charts jusqu'à la 5ème place. Avec deux autres hits : "I'll Supply The Love" et "Georgy Porgy", TOTO lance un nouveau standard dans la pop/rock, et mérite alors une nomination aux Grammy Awards en 1978 comme " meilleur nouvel artiste". L'album dépassera le cap du million d'exemplaires vendus. Mais si ces musiciens jouaient tellement en studio pour tant d'artistes variés, c'était parce qu'ils étaient parmi les rares musiciens capables de lire des partitions et travailler vite, comme l'indiquait Steve Lukather : " je participais à plus de 20 séances de studio par semaine".

     

    En 1979, Toto enregistre leur second album : "Hydra". On y retrouve un de leur meilleur hit : "99", une chanson inspirée par le film de George Lucas : THX- 1138. Après le succès du premier album, le défi est lourd à relever, et la réussite ne sera que partielle. Surtout que durant les séances de studio, les premières tensions s'installent entre David Paich et Bobby Kimball. "Hydra" ne se vendra qu'à 500000 exemplaires.

     

    L'album de 1981, "Turn Back", ne révélera aucun hit. "Turn Back" passera relativement inaperçu.

     

    1982 : l'album "TOTO IV" se place 4ème des meilleures ventes puis devient disque de platine et les hits tels que "Africa" et "Rosanna", deviennent des classiques. L'enregistrement en studio s'était déroulé à merveille si bien que tout les titres ne figurent pas sur l'album. Pour la petite histoire, "Rosanna" n'a jamais été écrit et dédié à Rosanna Arquette. Steve l'a souvent démenti. Avant que la tournée de "TOTO IV" débute en 1984, David Hungate quitte le groupe et est remplacé par le troisième frère Porcaro : Mike. Sous la pression du succès et de divers excès. Toto est alors au bord de l'explosion.

     

    En 1983, tandis que leur 4ème album : "Toto IV" est en train de dépasser le million d'exemplaire vendu dans le monde, TOTO devient le grand vainqueur des Grammy Awards. Ils reçoivent 6 goldens gramophones pour :

    l'Album de l'année -Toto IV,

    Meilleure chanson de l'année - Rosanna,

    Meilleur producteur de l'année - TOTO,

    Meilleur arrangement instrumental en accompagnement des voix - Rosanna,

    Meilleur arrangement des voix - Rosanna,

    Meilleur ingénieur d'enregistrement - TOTO IV.

     

    Après une énorme tournée mondiale, pendant la production du 5ème album, Bobby Kimball s'en va et est remplacé par Fergie Fredericksen. Les musiciens ne conserveront que les choeurs enregistrés par Bobby Kimball et Fergie Fredericksen reprendra toutes les parties vocales de l'album. "Isolation" est terminé dans le milieu de 1984 et on y trouve 2 hits Singles, "Stranger In Town" et "Holyanna". Alors commence une longue série de malédictions avec ses chanteurs. Toto écrit leur premier, et jusqu'à ce jour leur unique bande originale de film. Ceci pour un film de David Lynch : "Dune". Sorti en décembre, "Isolation" est bien loin d'égaler les performances réalisées par son prédécesseur.

     

    Après un nouveau changement de chanteur, Toto sortent leur 6ème album "Fahrenheit" en 1986. C'est maintenant la voix de Joseph Williams, fils du compositeur de musique de film : John Williams, qui hante l'album. Steve Lukather et David Paich bossèrent dans le studio de Jeff Porcaro sur l'album de Miles Davis. Ils lui firent écouter un morceau qu'ils avaient composés et Miles Davis accepta de jouer dessus. On retrouve dans cet album : Michael Mc Donald ( Doobie Brothers ), Don Henley ( Eagles ). Le hit "I'll Be Over You", est cette fois chantée par Steve Lukather .

     

    En 1987, Steve Porcaro quitte officiellement le groupe pour poursuivre de son coté d'autres projets, mais continue malgré tout à travailler avec le groupe sur leur album suivant : "The Seventh One". Avec un retour aux sons de l'ère "TOTO IV", et plus pop que rock, cet album sera la source de 2 hits Singles en Europe, "Pamela" et "Stop Loving You". "The Seventh One" sortira dans les bacs en 1988, et TOTO s'embarquera pour une nouvelle tournée mondiale. Celle-ci se révélera fatale pour Joseph Williams. Au retour de celle-ci, il quittera le groupe. Le groupe sera alors plongé dans 2 années de silence, qui fera croire à certain à une séparation du groupe.

     

    Steve Lukather réalisera son premier album solo intitulé : " Lukather " en 1989, démontrant à tous son affection pour des sons un peu plus "hard". Cette année aussi, Los Lobotomys, un groupe composé des quelques meilleurs musiciens de L.A, enregistre un album Live où l'on retrouvera bien évidement Luke et Jeff Porcaro

     

    Toto se réunissent à nouveau en 1990 pour élaborer une compilation de ses meilleurs morceaux : "Past to Présent". Ils demandent alors à Bobby Kimball de revenir, et ils enregistrent quelques chansons pour sortir ce nouvel album avec lui. Mais la maison de disque les force à accueillir Jean-Michel Byron comme nouveau chanteur Lead.

    Quatre nouveaux morceaux sont alors enregistrés pour cet album, mais Jean-Michel Byron ne restera uniquement que pour la compil et la tournée qui s'en suit, car il deviendra vite très clair qu'il n'est pas la bonne personne pour le groupe. Le Single "Out Of Love" un peu de succès en Europe, tandis que l'album deviendra disque de platine dans de nombreux pays. Après le départ de Jean-Michel Byron en 1991, Steve Lukather endosse le rôle de chanteur Lead, et sera alors épaulé par des choristes pour le soutenir. Steve Lukather prends alors les rênes du groupe pour l'élaboration de leur nouvel album. Le groupe semble avoir retrouvé sa joie de vivre, et cela malgré le départ inattendu de Steve Porcaro. Installés dans le ranch de Georges Lucas du côté de San Francisco, cet album était devenu un véritable projet commun. Ils enregistrèrent toute l'ossature des morceaux en Live.

     

    Le 5 août 1992, juste avant la sortie de leur nouvel album : "Kingdom of Désire", Jeff Porcaro décède par attaque cardiaque. Bien que tout ait été dit sur son décès, depuis une violente réaction allergique à un pesticide qu'il pulvérisait dans son jardin, à une overdose, les conclusions de l'autopsie indique clairement une défaillance cardiaque que l'on peur attribuer à de multiples causes. Sa famille, le groupe, ses amis ses fans et l'entière famille de musiciens du monde, porte le deuil d'un homme qui n'était pas uniquement considéré comme le meilleur batteur. Avec la sortie imminente de leur nouvel album et une tournée déjà bien programmée depuis des semaines, Toto prend la décision de ne rien annuler car ils pensent que c'est ce que Jeff aurait voulu qu'il fasse. Ils annonceront dans un premier temps, leur séparation au terme de la tournée. Fièrement Simon Phillips , redoutable technicien et maître de la double caisse, assumera le lourd fardeau de s'asseoir dernière cette batterie. La tournée devint alors une tournée très spéciale pour le groupe et l'ensemble des fans, car personne ne pouvait savoir si ce tour serait leur ultime tournée. Ce sera leur plus longue tournée de leur histoire. Toto assuraient leurs prestations chaque soir sur scène pendant près de 3 heures, jouant des morceaux de tous leurs albums. 3 choristes, Jenny Douglas Mc Rae, Donna Mc Daniels, John James renforcent le chant. Simon Phillips est alors bien intégré au groupe, si bien que le groupe lui demande de les rejoindre et d'assumer la lourde tache de succéder à Jeff Porcaro, sans jamais vouloir le remplacer.

     

    Le disque "Absolutely Live", panaché des meilleurs moments scéniques, sortira en 1993. Malheureusement il ne sera pas vraiment représentatif de la tournée. Steve Lukather passera le reste de cette année 1993 à l'enregistrement de son 2ème album avec les Lobotomys titrés : "Candyman". Pour des raisons purement commerciales, cet album sortira en Europe et au Japon en 1994, sous la dénomination de deuxième album solo de Lukather. Accompagné de Simon Phillips, David Garfield et John Peña à ses cotés, Luke organisera une très importante tournée dans les clubs de toute l'Europe et du japon durant l'été et la fin de 1994.

     

    En 1995, Toto écrit et commence l'enregistrement de leur premier album avec Simon Phillips à la batterie. "Tambu" sortira fin 1995 et le premier Single "I Will Remember" deviendra vite disque d'or en quelques semaines. Toto affirme un nouveau style comme il l'a pratiquement fait avec chacun de ses albums. Simon Phillips souffrant de graves problèmes de dos, il ne lui sera pas possible de débuter la Tournée Tambu. Il sera alors remplacé temporairement par Gregg Bissonette.

     

    1997, Steve Lukather finit quant à lui, son 3ème album solo titré : "LUKE". Il partira sur la route tout l'été jouant 10 semaines en Europe, suivit de 2 au Japon. En Août, David Garfield terminera l’album : "Tribute to Jeff" où l'on peut retrouver près de 80 musiciens, sans oublier l'ensemble du groupe Toto. Fin 1997, Steve Lukather et David Paich commenceront à chercher dans leurs vieux enregistrements, pour préparer l'album de leur 20ème anniversaire. Cette célébration donnera le jour à l'album album "XX" En mai 1998, "TOTO XX" est terminé. Il grimpera rapidement dans les charts d'Europe et du japon. Pour célébrer la sortie de ce nouvel album, Toto réunit tous ses ex-membres, Bobby Kimball, Joseph Williams et Steve Porcaro pour quelques shows en Europe. A leur retour chez eux, ils se réunirent à nouveau pour préparer le nouvel album à venir. Puisqu'ils ont reçu un excellent accueil en Europe, lors de cette tournée, TOTO décide de continuer à travailler ensemble comme au bon vieux temps. Bobby Kimball participe activement et sera de la tournée à venir. En Novembre, faisant un petit break pendant l'enregistrement de leur nouvel album "Mindfields", Steve Lukather part en tournée au Japon avec Larry Carlton.

     

    Coïncidant à la sortie de leur tout nouvel album "Mindfields" en Mars 1999, Toto s'embarque pour une tournée mondiale dés février. L'accueil est formidable. Au mois de mai, Toto débute sa tournée aux U.S. qu'ils n'avaient revue depuis près de 6 ans. Toto rentre alors en Août, pour mixer leur 2ème album Live titré: "LIVEFIELDS", enregistré en France durant cette tournée "Mindfields". Ce nouvel album sortira en septembre en Europe et au Japon. 2000 : La tournée Mindfields sera la tournée la plus longue de la carrière de TOTO. Durant près d'une année et demie, le groupe jouera dans le monde entier.

     

    Mars 2002 : annonce du nouvel album du groupe intitulé "Through The Looking Glass" et d'une tournée mondiale. Toto signe avec une nouvelle maison de disque EMI et sort le 14 octobre 2002 un album de reprises intitulé "Through The Looking Glass". S'en suit une nouvelle tournée mondiale d'octobre 2002 à avril 2003. L'album ne trouve pas son public : les Fans du groupe sont déçus que ce ne soit qu'un album de reprise et pas du Toto. Les autres ne suivent pas. conséquence l'album chute dans les charts pour disparaître. Pas contre la tournée débute et remporte un immense succès. Toto est incontestablement des démons du jeu Live.

     

    Octobre 2003 est riche en actualité pour Toto : sortie d'un DVD de la tournée, ainsi qu'un CD Live in Amsterdam du plus bel effet. Steve Lukather sort son 4 ème album solo intitulé "SantaMental" ou le guitariste reprend quelques morceaux traditionnels de Noël. Un Best !

     

    Début 2005, Toto commence l'élaboration de leur nouvel album qui s'intitulera "Falling in Between". C'est en mai que toto annonce officiellement que Greg Phillinganes devient un membre du groupe à part entière. Septembre sera l'annonce du nouveau label de Toto : Frontier Records. Luke, véritable boulimique de la scène profite du moi de novembre pour partir en tournée en Europe, avec son nouveau groupe "El Grupo" : sacré Luke !

    Queen - Biographie

    Si les groupes de rock s'articulent généralement autour de la personnalité charismatique du leader (Jagger pour les Rolling Stones, Robert Smith pour The Cure ou encore Kurt Cobain chez Nirvana), rares sont ceux qui eurent le privilège de voir émerger un artiste d'une envergure comparable à celle de Freddie Mercury.

     

    Freddie Mercury, de son vivant et bien au-delà de sa mort, porta aux nues le groupe Queen, transformant en mythe l'une des formations les plus originales du rock de ces trente dernières années.

     

    Queen naît de la rencontre, dans l'Angleterre en effervescence musicale des années 60, de deux grands artistes en devenir: Brian May et Faroock Bulsara, alias Freddie Mercury.

     

    Le premier commence la guitare à sept ans et devient rapidement un musicien talentueux et hors normes. Son instrument: une "Red Special" entièrement conçue avec l'aide de son père ingénieur électronique, et qui l'accompagne encore de nos jours.

     

    Son premier groupe, nommé 1984, en hommage au roman de George Orwell, se hisse au sommet en se produisant en 1967 en première partie du génial Jimi Hendrix, mais implose la même année.

     

    Roger Taylor rallie le premier la nouvelle formation de May, Smile, et est rapidement rejoint par un jeune étudiant d'origine tanzanienne: Farook Bulsara. Sous l'impulsion de ce jeune homme extravagant, Smile disparaît et devient Queen en 1970.

     

    Choisi pour sa superbe et le symbole universel de la puissance, ce nom va devenir rapidement le synonyme d'un rock original et coloré, savant mélange des genres heavy, glam et rock. Sous sa forme définitive (May, Mercury, Taylor et Deacon à la basse), Queen signe son premier contrat en 1971 chez Trident, petit label qui leur permet la même année d'enregistrer un premier album, sobrement intitulé Queen.

     

    Queen II puis Sheer Heart Attack, leurs deux albums suivants, attirent l'attention de la major EMI, et ce malgré les critiques virulentes dont le groupe fait l'objet. Mais c'est surtout l'album A Night At The Opera en 1975 qui marque l'envol des quatre comparses.

     

    Eclairé par le sublime Bohemian Rhapsody, véritable morceau de bravoure dont les arrangements et le clip révèlent une formation hors du commun, l'album devient en peu de temps une référence. Puis commence la série de tubes: Somebody To Love, We Will Rock You, We Are The Champions, Killer Queen, ... portent le groupe au sommet.

     

    Mais c'est avant tout sur scène que Queen conquiert ses lettres de noblesse, comme le prouve ce Live Killers en 1979, sorte de "best of live" de leurs premiers grands titres. Art de la mise en scène et du costume, sens du théâtre, compositions recherchées, parfaitement accompagnées par une voix en or. Queen se place rapidement parmi les meilleurs groupes de rock de la décennie.

     

    Durant près de dix ans, jusqu'en 1988, les quatre musiciens vont sillonner le monde, du Brésil en Europe, réunissant des millions de personnes autour de spectacles grandioses, à la manière, quelques années plus tard, des machines technologiques des U2 ou autres Rolling Stones.

     

    Parallèlement, la sortie de chacun de leurs albums est désormais saluée par une critique unanime et un public de plus en plus nombreux. The Works en 1983 aligne une série impressionnante de tubes (Radio Gaga, I Want To Break Free, It's A Hard Life, Hammer To Fall, ...) et le volume un des Greatest Hits devient un des albums les plus vendus au monde.

     

    Conscients du pouvoir de l'image, Freddie Mercury et ses hommes jouent alternativement avec les apparitions scéniques et télévisées. Lors de la sortie de leur album A Kind Of Magic en 1985, ils mettent en place toute une série de mises en scène destinées à habiller la diversité et la richesse de leur musique. Le clip vidéo alors en plein essor correspond parfaitement à ce besoin et chacun des clips du groupe est un véritable joyau cinématographique (parodie, travestissement, effets spéciaux, comédie).

     

    The Miracle en 1989 puis Innuendo en 1991 confirment la domination sans faille des quatre rockers anglais sur le monde musical. Mais alors que Mercury n'a jamais caché son homosexualité et que croît sans cesse le SIDA, cette terrible maladie, de nombreuses rumeurs circulent. Les incessants démentis du groupe calment pour un temps la rumeur, mais soudainement, en novembre 1991, Freddie Mercury en personne, malade et affaibli, annonce dans un communiqué de presse sa séropositivité. Comme un couperet, la nouvelle tombe le 23 novembre 1991: le chanteur est décédé à son domicile londonien de la place Logan.

     

    Salué par les plus grands artistes de notre époque, d'Elton John à Axel Rose, de George Michael à Mick Jagger, et par des millions de fans anonymes, Mercury laisse derrière lui un dernier album Made In Heaven, et son tube aux accents prémonitoires The Show Must Go On (le spectacle doit continuer), enregistré dans des conditions très difficiles, alors qu'il souffrait déjà de sa maladie.

     

    Ses trois compagnons de route, orphelins de coeur, font aujourd'hui encore perdurer la magie Queen. Mais sans la figure emblématique de ce quatuor exceptionnel, il ne reste guère que les souvenirs (live, compilations, rééditions, inédits) pour perpétuer le talent et le génie d'un artiste inoubliable.

    Steely Dan - Biographie

    Donald Fagen voit le jour à Passaic, dans l'état du New Jersey, le 10 janvier 1948. Walter Becker naît à New York le 20 février 1950. Dès leur plus jeune âge, ils écoutent la musique de leurs idoles Charlie Parker, Duke Ellington et John Coltrane.

     

    Donald Fagen rencontre Walter Becker au Bard College d'Annandale on Hudson, dans l'état du New Jersey. Ils forment plusieurs groupes, notamment "The Leather Canary" et le "Don Fagen Trio", puis commencent à composer ensemble.

    Fagen, qui s'est spécialisé en littérature anglaise, obtient son diplôme universitaire en 1969. Becker quitte également Annandale. Tous deux s'installent à Brooklyn et décident de présenter leurs chansons aux différentes sociétés qu'abrite le célèbre Brill Building de Manhattan. Ils entrent en contact avec Kenny Vance du groupe Jay and the Americans. Vance les aide à enregistrer des bandes-démo. En 1970 et 1971, Vance permet aussi à Becker et Fagen d'accompagner Jay and the Americans en tournée.

     

    Peu après, Fagen et Becker font la connaissance à New York d'un autre apprenti producteur, Gary Katz. Katz entre chez ABC Records à Los Angeles et embauche Fagen et Becker comme compositeurs. Donald et Walter emménagent à Los Angeles en novembre 1971.

     

    Comprenant que leurs chansons sont trop sophistiquées pour les autres artistes de l'écurie ABC (Three Dog Night, Dusty Springfield), Donald et Walter fondent leur premier groupe et demandent à Gary Katz de le produire. Ils enrôlent le guitariste Denny Dias.

     

    Fagen s'arroge les claviers et le chant, tandis que Becker choisit la basse. Ils font appel au guitariste Jeff "Skunk" Baxter et au batteur Jim Hodder. Il faut maintenant baptiser le groupe. Comme ils aiment tous les deux la littérature de la "beat generation", ils optent pour le nom de Steely Dan, sorti tout droit du "Festin Nu" de William Burroughs.

     

    Le groupe commence à répéter et enregistre avec Roger Nichols, légendaire ingénieur du son qui restera fidèle à Steely Dan. Fagen embauche le chanteur David Palmer. Mais le style de Palmer ne coïncide pas avec celui du groupe, et c'est Donald qui interprète toutes les chansons de "Can't Buy A Thrill", sauf trois titres. Le groupe fait appel à divers musiciens de studio, notamment à Elliot Randall et Jerome Richardson, pour plusieurs solos. L'album sort en octobre 72 mais le succès de "Do It Again" surprend tout le monde : ce titre se classe 6ème au hit parade.
    Un second hit, "Reelin' In The Years" se classe à la 11ème place. "Can't Buy A Thrill" entre dans la catégorie des disques d'or et culmine à la 17ème place du hit parade. Au moment d'enregistrer l'album suivant, Fagen prend le chant lead et David Palmer quitte le groupe.

     

    Après l'étonnant succès de "Can't Buy A Thrill", Steely Dan est soumis à de fortes pressions de la part d'ABC Records pour que les musiciens assurent la promotion de l'album tout en enregistrant un nouvel album. Les chansons de "Countdown To Ecstasy" sont enregistrées à toute allure, entre deux tournées, au cours de l'année 1973. "Showbiz Kid" et "My Old School Boy", les singles extraits de l'album, ne suscitent pas l'enthousiasme du public. Cependant "Countdown" reçoit d'excellentes critiques.

     

    Poussés par ABC d'enregistrer d'autres hits singles, Fagen et Becker composent des titres plus courts pour leur nouvel album "Pretzel Logic", qui sort en mars 1974 et donne au groupe son plus grand succès : "Rikki Don't Lose That Number" devient n° 3 en mars 1974. Fagen fait appel au batteur Jeff Porcaro, qui entame une longue et fructueuse collaboration avec le groupe. Une seconde tournée est organisée, mais les rigueurs du voyage ne sont pas du goût de Fagen et Becker. Ils décident de se consacrer en priorité à la composition et à l'enregistrement. "Pretzel Logic" devient disque d'or et se classe 8ème au hit parade.

     

    Ragaillardis par leur travail en studio, Fagen et Brecker commencent à travailler à leur nouvel album avec l'aide de Porcaro et McDonald. Les nouveaux collaborateurs à cet album viennent du monde du jazz plutôt que de la scène du rock. Citons le saxophoniste alto Phil Woods et la guitariste Larry Carlton (Crusaders). "Katy Lied" sort en mars 1975 et suscite l'enthousiasme des critiques. "Black Friday" se classe à la 37ème place du hit parade.

     

    Michael McDonald décide de rejoindre les Doobie Brothers pour en devenir le chanteur lead, mais il continue de participer aux albums suivants de Steely Dan.

     

    Becker et Fagen reprennent le chemin du studio pour travailler à leur album suivant, où Steely Dan est officiellement désigné comme un duo. "The Royal Scam" sort en mai 1976. Les radios et les fans mettent l'accent sur "Kid Charlemagne" et "Don't Take Me Alive". "Haitian Divorce" devient un hit en Angleterre. "The Royal Scam" est disque d'or et culmine à la 25ème place du hit parade.

     

    Tandis qu'ABC Records continue de réclamer des hits singles et une tournée, Becker et Fagen retournent en studio. "Aja" voit le jour en septembre 1977. On y trouve les plus longues compositions jazzy de Steely Dan. Joe Sample, Wayne Shorter et Tom Scott ont été invités à jouer des chansons de plus en plus complexes. "Aja" est le premier disque de platine du groupe. Il se classe à la 3ème place du hit parade, et n'est surpassé que par "Rumors" de Fleetwood Mac, et "The Stranger" de Billy Joel. Dans les classements des singles, "Peg" est 11ème, "Deacon Blues" 19ème et "Josie" 26ème. En février 1978, "Aja" remporte un Grammy Award de la meilleure prestation d'ingénieur du son sur un album de pop.

     

    Avec le succès phénoménal d' "Aja", Donald et Walter acquièrent davantage d'autonomie et sont moins pressés d'enregistrer des nouveaux titres. ABC distribue un album de "Greatest Hits" en novembre 1978, avec un seul inédit, "Here At The Western Worlds". C'est encore un album de platine, classé à la 30ème place du hit parade. Fatigués de la scène californienne, Fagen et Brecker reviennent à New York pour enregistrer leur nouvel album. Lors de l'enregistrement de "Gaucho", ils sont soumis à différents revers qui retardent la sortie de l'album. Becker est renversé par une voiture, l'un des titres favoris du duo, "The Second Arrangement" est accidentellement effacé par un assistant de l'ingénieur du son, et deux maisons de disques se disputent les droits sur l'album suivant. ABC remporte la bataille juridique et "Gaucho" est distribué en novembre 1980. Il devient disque de platine et se classe à la 9ème place du hit parade "Hey Nineteen" est 10ème et "Time Out Of Mind" 22ème.

     

    Après la sortie de "Gaucho", Fagen et Becker se sentent épuisés sur le plan créatif et personnel. En juin 1981, ils décident d'en rester là. Becker s'en va vivre à Hawaï, Fagen continue de travailler avec Katz et Nichols. Il distribue un album solo salué par la critique, "The Nightfly", en octobre 1982. Ce disque d'or grimpe jusqu'à la 11ème place du hit parade. Fagen prend une semi-retraite à New York.

     

     

     

     


    Vers le milieu des années quatre-vingts, Becker refait surface, cette fois pour produire les albums de groupes comme China Crisis, Michael Franks et Rickie Lee Jones. Il est question de retrouvailles de Steely Dan en 1987 lorsque Fagen et Becker participent à l'enregistrement du premier album de Rosie Vela, produit par Gary Katz. Mais à la fin des années quatre-vingts et au début des années quatre-vingt dix, Walter se consacre à la production d'albums de jazz pour divers artistes des labels Triloka et Windham Hill records.

    Fagen refait surface de temps à autre, travaillant pour le cinéma ou s'engageant dans différents projets littéraires. Il commence à explorer d'autres styles musicaux, surtout la soul. Il se produit ainsi avec plusieurs groupes dans les bars de New York. Ensuite, il fonde la New York Rock & Soul Review avec Libby Titus, recrutant Michael McDonald, Phoebe Snow et Bozz Scaggs, ainsi que les légendaires Charles Brown et Chuck Jackson pour donner un nouveau public à la soul. Chaque musicien présente également ses propres morceaux. Ainsi Donald Fagen rejoue certains titres anciens de Steely Dan.

    La nouvelle ère de Steely Dan

    Tout en donnant des concerts dans la région de New York avec son groupe, Fagen entame les préparatifs de son album solo "Kamakiriad", et demande à Walter Becker de devenir son producteur. Donald co-signe avec lui quelques-uns de ses titres. Walter joue toutes les partitions de basse et les solos de guitare. La renaissance de Steely Dan s'amorce.

    Le 25 octobre 1991 au Lone Star Roadhouse de New York, Donald s'apprête à jouer, de manière quasi confidentielle, quelques titres anciens de Steely Dan. Walter Becker est en ville, et déclare qu'il vient juste écouter. Mais le public découvre sa présence et ne l'entend pas de cette oreille. Walter prend sa guitare et joue "Black Friday", "Josie" et "Chain Lightening" avec son vieux compagnon. Après le concert, Fagen demande à Becker, sur le ton de la plaisanterie, s'il veut se joindre à la New York Rock & Soul Review pour sa première tournée à l'extérieur de New York. A sa grande surprise, Walter répond par l'affirmative.

    A la fin de l'été 1993, Fagen et Becker ressuscitent le nom de Steely Dan pour leur première tournée commune depuis dix-neuf ans. Donald joue des claviers et Fagen de la guitare. Tous les billets des concerts sont vendus à guichets fermés.

    La tournée 1993 est un grand succès : Donald et Walter l'ont tant appréciée qu'ils projettent de recommencer en 1994, tout en mettant une dernière touche à l'album solo de Walter. En avril 1994, le duo part quinze jours en tournée au Japon.

    Une fois de plus, le groupe s'amuse énormément et ne donne que des concerts à guichets fermés. A l'occasion de la tournée estivale américaine, Donald et Walter opèrent quelques changements. Walter présente deux chansons, "Down at the Bottom" et Hard Up Case", qui doivent figurer sur son prochain album solo, 11 Tracks of Whack. Cet album voit le jour à la fin du mois de septembre 1994. Pour la première fois, de nombreux fans écoutent Walter chanter en lead, et reconnaissent le style lyrique de Dan dans ses chansons. L'album est bien accueilli.

    Ensuite, le groupe commence à compiler deux années d'enregistrements sur scène pour créer un album live. La sélection et le mixage sont réalisés au printemps 1995, et l'album est distribué le 17 octobre 1995. Il est intitulé "Alive in America". Parmi les nouveaux titres, citons "East St. Louis Toodle-oo", "Bad Sneakers", "On the Dunes" et "Do It Again". Donald et Walter font leur apparition sur le réseau Internet de Prodigy, de Compuserve et The Microsoft Network, où ils engagent des conversations en direct avec leurs fans. Puis Steely Dan crée son propre site Web.

    Revolution Records aura l'honneur de présenter le nouvel album de Steely Dan, qui sera le tout premier du groupe depuis "Gaucho", sorti en 1980.